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Vincent Lambert : son médecin déplore le manque de "sagesse" des parents

RÉACTION - Eric Kariger considère qu'il aurait fallu s'en tenir à la décision du Conseil d'État, qui avait statué contre le maintien en vie de Vincent Lambert.

Le docteur Éric Kariger, chef du service de soins palliatifs du CHU de Reims, en charge notamment de Vincent Lambert
Le docteur Éric Kariger, chef du service de soins palliatifs du CHU de Reims, en charge notamment de Vincent Lambert
Crédit : AFP

Alors que le Conseil d'État s'était prononcé mardi 24 juin contre le maintien en vie de Vincent Lambert, la Cour européenne des droits de l'homme est venue lui opposer un avis contraire, dans la soirée. Une situation difficile, qui pèse sur Eric Kariger, le médecin du tétraplégique.

"C'est notre métier mais j'ai une pensée pour les proches et pour ce malade qui se voit imposer un temps de vie supplémentaire qu'il n'aurait pas souhaité, dit-il (...) A partir du moment où le Conseil d'État a un fait un travail remarquable en s'appuyant sur des experts de niveau international, on aurait pu espérer un peu de sagesse et de raison des parents pour consacrer ce temps à un véritable accompagnement, apaisement".

Le Conseil d'État avait pris une décision

Le Conseil d'État a jugé légale la décision médicale prise par le CHU de Reims de mettre fin aux traitements de Vincent Lambert. Il a ainsi suivi l'avis du rapporteur public, qui avait préconisé vendredi 20 juin l'arrêt des soins, estimant que le patient était maintenu "artificiellement" en vie, ce qui relevait d'une "obstination déraisonnable".

Cette décision va donc dans le sens des souhaits de l'épouse de Vincent Lambert, Rachel, mais contre ceux de ses parents, qui souhaitent son maintien en vie. "Il résulte de l'instruction que [Vincent Lambert] avait, avant son accident, clairement et à plusieurs reprises exprimé le souhait de ne pas être artificiellement maintenu en vie", a expliqué Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil, dans une courte déclaration à l'issue de l'audience, précisant que "le médecin en charge de M. Lambert avait respecté les conditions imposées par la loi pour l'arrêt des traitements".

La CEDH saisie dans l'urgence

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"La décision rendue aujourd'hui par le Conseil d'État (...) s'inscrit dans le cadre tracé par la loi Leonetti", a également indiqué Jean-Marc Sauvé. Si le Conseil d'État "a souligné que l'état médical le plus grave, y compris la perte irréversible de toute conscience, ne peut jamais suffire à justifier un arrêt de traitement", il a également estimé "qu'une attention toute particulière doit être accordée à la volonté du patient", a ajouté le vice-président du Conseil.

La CEDH a été saisie lundi par les parents de Vincent Lambert d'une demande d'intervention sur la base de l'article 39 de son règlement, qui prévoit qu'elle peut imposer aux Etats des mesures urgentes et provisoires, "à titre exceptionnel, lorsque les requérants seraient exposés - en l'absence de telles mesures - à un risque réel de dommages graves et irréversibles".

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Vincent Lambert : "Il se voit imposer un temps de vie supplémentaire qu'il n'aurait pas souhaité", dit son médecin
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