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Tour du monde en catamaran : "J'ai plutôt envie de freiner", dit Yvan Bourgnon

REPLAY - Le navigateur français vit depuis plus d'an sur un bateau sans cabine de 6 mètres de long, pour être "plus proche de la nature". Il arrivera mardi 23 juin à Ouistreham.

Yvan Bourgnon, le 11 août 2014
Yvan Bourgnon, le 11 août 2014
Crédit : Frédéric Veille
Tour du monde en catamaran : "J'ai plutôt envie de freiner", dit Yvan Bourgnon
06:20
Philippe Corbé & Valentin Chatelier

C'est un bateau très peu équipé, mais qui a accueilli pendant plus d'un an autour du monde Yvan Bourgnon. Un an avec de simples voiles, sans cabine, et sans GPS. Le navigateur se guide en effet au sextant, une technique de navigation reposant sur le soleil et les astres, et dort sur un banc, sur le côté du bateau. "Je dors tout simplement à la belle étoile", résume-t-il.

Avec tous les outils disponibles aujourd'hui, le projet peut paraître fou. Mais c'est justement de "ne plus avoir de liens avec la terre" qui l'intéresse, être sans "assistance technique à outrance", "au plus près de la nature". Un voyage autour du monde sur son catamaran de 6 mètres, qui devait normalement accueillir deux personnes. Mais la seconde a arrêté le défi aux Îles Canaries. 

Je n'ai plus trop envie d'aller vite, j'ai plutôt envie de freiner

Yvan Bourgnon

Le défi qui s'arrêtera mardi 23 juin à Ouistreham, après avoir commencé en octobre 2013 depuis les Sables d'Olonne. "Je n'ai plus trop envie d'aller vite, j'ai plutôt envie de freiner", explique le navigateur en souriant, même s'il a hâte de retrouver "sa famille, ses enfants".

De nombreuses contraintes, une expérience très riche

La vie sur un bateau de 6 mètres sans beaucoup d’équipements n'est pas facile tous les jours. En dormant à la belle étoile, sans cabine, Yvan Bourgnon passait ses nuits trempé, des paquets de mers arrivant régulièrement sur lui. "Soit ça, soit les UV" en journée, résume-t-il. Naviguant au sextant, il dépendait donc des astres et du soleil. Une technique apprise avec ses parents quand il était plus jeune. "La seule contrainte, c'est quand il y a une couverture nuageuse très forte, là on est un peu embêté", lance le navigateur. 

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Mais la chose la plus difficile selon lui, c'est le stress. "Sur la bateau, on peut chavirer à chaque instant, c'est ça qui est difficile", résume -t-il. Il a en effet chaviré deux fois. Une situation qui mérite donc une concentration extrême.

J'ai appris que je pouvais entrer dans la sagesse

Yvan Bourgnon

Cette expérience lui a beaucoup apporté. "J'ai appris que je pouvais entrer dans la sagesse", lance celui qui était plutôt casse-cou. Mais parfois, il a fallu qu'il se dise : "Attend que la tempête passe". Si le navigateur français dit ne pas avoir manqué de nourriture, grâce à des produits déshydratés, cela ne l'empêchera pas de manger "une bonne côte de bœuf", en rentrant.

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