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Tirs dans un Thalys : les agents auraient refusé d'aider les passagers, selon Jean-Hugues Anglade

Le comédien faisait partie des passagers du Thalys Paris-Amsterdam attaqué vendredi par un individu lourdement armé.

Jean-Hugues Anglade le 20 mai 2015 au Festival de Cannes.
Jean-Hugues Anglade le 20 mai 2015 au Festival de Cannes.
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Marine Cluet

La scène aurait pu se dérouler dans Braquo, la série policière de Canal+ dont il est le héros. Jean-Hugues Anglade se trouvait vendredi 21 août à bord du Thalys Paris-Amsterdam pris d'assaut par un homme lourdement armé. Si le comédien français ne faisait pas partie des passagers, dont deux militaires américains, qui ont neutralisé l'homme et ainsi évité un drame, il a néanmoins gardé son sang-froid le temps de tirer la sonnette d'alarme du train. 

L'acteur de 37°2 le matin s'est par ailleurs légèrement blessé la main en brisant la vitre du signal a révélé la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio au micro de France Info et a été admis vendredi soir à l'hôpital d'Arras dans un fauteuil roulant, comme le montrait une photo de La Voix du Nord.

J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer

Jean-Hugue Anglade

Jean-Hugues Anglade qui se trouvait dans le train avec ses deux enfants, va bien malgré le choc indiquait l'un de ses amis au Parisien. "Ils ont entendu la fusillade parce qu'ils étaient dans la voiture à côté de celle où elle s'est produite. Il a été héroïque puisqu'il a déclenché le système d'alarme" a confié ce proche, qui a préféré garder l'anonymat, au quotidien.

Mais sur le moment le comédien était terrorisé. "Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12. Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L'homme armé venait vers nous, il était déterminé. J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer. Oui, on s'est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu'il était impossible de s'échapper de ce cauchemar. Nous étions piégés dans une souricière !", a-t-il déclaré à Paris-Match.

Le personnel de Thalys pointé du doigt

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Alors que la classe politique internationale s'accorde à saluer le courage des passagers ayant neutralisé le suspect, Jean-Hugues Anglade pointe du doigt le personnel du Thalys qui n'aurait pas fait preuve d'autant de témérité. Selon ses confidences, ces derniers se seraient enfermés à l'intérieur de la motrice, leur wagon de travail.

Deux personnes ont été blessées dans cette attaque survenue huit mois après les attentats de Charlie Hebdo. Si les motivations du tireur restaient inconnues,le parquet antiterroriste de Paris, dont la compétence est nationale, s'est immédiatement saisi de l'enquête.

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