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Pour le patron du Raid, "les frères Kouachi voulaient augmenter leur bilan" à Dammartin

INVITÉS RTL - Les patrons du Raid et du GIGN sont revenus sur le double assaut mené à Dammartin et porte de Vincennes aux côtés des chefs des équipes en intervention vendredi 9 janvier.

Chérif Kouachi, à gauche, est un jihadiste bien connu des services de police, tandis que son frère Said s'est entraîné au Yémen.
Chérif Kouachi, à gauche, est un jihadiste bien connu des services de police, tandis que son frère Said s'est entraîné au Yémen.
Le double assaut à Dammartin et porte de Vincennes raconté par les hommes du Raid et du GIGN
36:16
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Pour les hommes du Raid et du GIGN, la détermination des frères Kouachi, et plus largement d'Amedy Coulibaly, ne faisait aucun doute. "On ne croit pas à la reddition. On connaît l'adversaire, on sait qu'il ira à l'affrontement. On ne sait pas dans quelle condition, mais on sait qu'il y aura un affrontement à l'arme de guerre. On s'y prépare tous les jours, à l'entraînement et en opération", assure Jean-Michel Fauvergue, patron de la force d'intervention de la Police nationale invité de l'émission spéciale consacrée aux hommes du Raid et du GIGN qui ont mené le double assaut à Dammartin-en-Goële et porte de Vincennes. 

"Ils allaient à la mort"

"Les frères Kouachi sont sortis pour aller à la confrontation et pour augmenter leur bilan. Ils voulaient clairement tuer des gendarmes, continue-t-il. On l'avait anticipé dès le matin. On avait donc un plan d'assaut d'urgence. Dès 9h30, nous étions autour du bâtiment, prêts à intervenir et à répondre à toute situation", précise-t-il. 

Le commandant Éric (le nom est volontairement changé), en charge de l'intervention visant à neutraliser les frères Kouachi, a également raconté comment s'était déroulée l'assaut aux portes de la petite imprimerie de la commune de Seine-et-Marne. 

"Ils sont sortis et ont commencé à tirer en rafale. Un feu nourri. Ils avaient des attitudes de combattants. Ils cherchaient les gendarmes. Nous avons déclenché un plan d'assaut d'urgence. Avec les snipers et les appuis, nous les avons fixés par le feu avant de les neutraliser", explique-t-il. "Nous avions face à nous des combattants, des gens qui veulent aller jusqu'au bout, ne reculent pas. Ils allaient à la mort", se souvient-il.

"Les preneurs d'otages radicalisés ne se rendent jamais"

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Le commandant explique par ailleurs que les hommes du Raid et du GIGN sont rompus à ces conditions extrêmes. "Comme nos camarades du GIGN, on a fait des études sur ce qu'il s'est passé avec l'affaire Merah et d'autres expériences de prise d'otages. Nous avons eu des débriefings de l'ensemble des opérations menée à l'international, au Canada, en Australie et au Kenya récemment. On en tire l'expérience que les preneurs d'otages radicalisés ne se rendent jamais".

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