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Patrick Doutreligne : l'accueil des migrants dans les petites villes est "intelligent au niveau économique"

REPLAY - Loudun, petite ville de 5.000 habitants de l'Yonne, a déjà accueilli une vingtaine de migrants sur les 90 attendus.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
L'Invité de RTLMidi du 02/09/2015
05:41
Vincent Parizot & Marie Guerrier

À l'heure où l'Europe est touché par une crise migratoire, l'accueil des réfugiés se posent plus que jamais. Patrick Doutreligne, président du conseil d'administration d'Adoma, premier opérateur pour l'hébergement des demandeurs d'asile, s'occupe de loger les demandeurs d'asile, dont l'instruction du dossier prend 6 à 12 mois.

La cible la plus évidente pour Adoma : les petites villes de province, comme à Loubun, dans la Vienne. Le réseau urbain est en effet saturé alors que dans ces moyennes et petites villes il existe des anciennes casernes, des gendarmeries, des centres de formation professionnelles. Petite ville de 5.000 habitants, Loubun a d'ores et déjà accueilli une vingtaine de migrants sur les 90 attendus sur décision du préfet. S'ils sont consultés, les maires n'ont en effet pas de pouvoir décisionnel. C'est par ailleurs l'État qui paye pour cet accueil que la collectivité locale est elle chargée d'organiser.

On a des gens à la rue qui sont demandeurs et des locaux qui sont vides. Il serait absurde de ne pas chercher à faire l'adéquation.

Patrick Doutreligne, président du conseil d'administration d'Adoma

Que se passe-t-il pour les migrants qui sont logés dans ces petites villes ? Selon Patrick Doutreligne, un tiers des dossiers sont acceptés. Dans ce cas, les réfugiés sont désormais en situation régulière, et pourront se loger dans le privé dans le social ou éventuellement dans un centre d'hébergement en attendant de trouver une solution.  Les deux tiers restants ont vocation à rentrer dans leur pays.

Très touchée par le chômage, Loubun ne pourrait-elle pas pâtir d'une arrivée massive de migrants ? Au contraire rétorque Patrick Doutreligne, "elle va en faire les bénéfices. Dans les centres on va embaucher des gens. Et ces nouveaux arrivants vont faire marcher l'économie locale."

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