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"Marseille était devenue la capitale mondiale de l'héroïne", estime un ancien commissaire marseillais

Lucien-Aimé Blanc, ancien commissaire de police, replonge dans les années 1970 à Marseille où il luttait contre la "French Connection" avec le juge Michel.

Jean Dujardin et Gilles Lellouche à l'affiche de "La French"
Jean Dujardin et Gilles Lellouche à l'affiche de "La French"
Crédit : Capture d'écran - Gaumont Distribution
"Marseille était devenue la capitale mondiale de l'héroïne", estime un ancien Commissaire marseillais
06:18
Yves Calvi & Claire Gaveau

Alors que La French sort ce mercredi en salle, Lucien-Aimé Blanc, ancien commissaire de police revient sur cette période et cette lutte contre la "French Connection" : "Marseille était devenue la capitale mondiale de l'héroïne et à partir de 1970, il y a eu une volonté française de renforcer la lutte contre l'héroïne. C'était la région qui fabriquait la meilleure qualité et on approvisionnait la côte est des États-Unis". 

Lucien-Aimé Blanc, invité de RTL, mercredi 3 décembre 2014
Lucien-Aimé Blanc, invité de RTL, mercredi 3 décembre 2014
Crédit : DR

Le juge Pierre Michel entre alors en croisade contre la pègre et Gaëtan Zampa, baron de la drogue, parrain emblématique de la cité phocéenne : "Quand il est arrivé à Marseille, on a sympathisé. D'habitude, il y a toujours un peu de friction entre la police et les magistrats mais lui, a carrément intégré le service. Il participait aux réunions, avait accès aux écoutes téléphoniques ce qui n'était pas banal. Il était devenu un correspondant permanent", se remémore Lucien-Aimé Blanc.

Je lui avais conseillé de partir

Lucien-Aimé Blanc

Des délinquants locaux au trafic de drogue international, la police marseillaise se développe et se modernise au rythme de la "French Connection". Le juge Michel ne quitte plus des yeux ce milieu jusqu'à son assassinat en 1980. "Je lui avais conseillé de partir" se rappelle l'ancien commissaire qui avoue volontiers les rapports troubles entre les puissances politiques et la pègre marseillaise : "Cela faisait partie d'un système ! Il y avait le système Defferre à Marseille, le système Arreckx à Toulon et le système Médecin à Nice. Les trafiquants avaient des connexions avec les politiques, c'est sûr".

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