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Les Français modestes pourront se soigner "moins cher" à partir de juillet

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, affirme dans "Le Parisien" que la réforme de l'aide à la complémentaire santé va augmenter le pouvoir d'achat des plus modestes.

La ministre de la Santé Marisol Touraine le 5 mai 2015.
La ministre de la Santé Marisol Touraine le 5 mai 2015.
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
James Abbott & AFP

Au 1er juillet, les Français modestes pourront "se soigner de manière plus simple et moins chère" grâce à la réforme de l'aide à la complémentaire santé (ACS), affirme la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. L'ACS s'adresse aux personnes disposant de revenus modestes -"entre 720 euros et 970 euros" par mois pour une personne seule-, mais trop élevés pour obtenir la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

Le gouvernement prévoit au 1er juillet de réformer les contrats ACS et de permettre aux bénéficiaires de profiter du tiers payant lors de consultations médicales, deux ans avant l'ensemble des patients. Selon la ministre, interrogée par le quotidien, cela "va se traduire par un vrai gain de pouvoir d'achat".

Cette réforme ne coûte pas un centime à l'État

Marisol Touraine

Il est actuellement "très compliqué de se repérer parmi les centaines de mutuelles et d'assureurs existants", ce qui fait que "seulement un tiers" des potentiels bénéficiaires de l'ACS demandent cette aide, explique-t-elle. "On s'aperçoit aussi que de nombreux Français qui y ont droit ne la connaissent même pas", ajoute Mme Touraine, rappelant que l'"aide financière, qui s'élève jusqu'à 550 euros pour les personnes de plus 60 ans, peut représenter la moitié du coût d'une complémentaire".

"C'est pour toutes ces raisons que j'ai voulu réformer le dispositif", indique la ministre. Pour aider les bénéficiaires à s'y retrouver, le gouvernement a notamment sélectionné "une dizaine" de contrats parmi les quelque 400 disponibles, en se fondant à la fois sur des critères de prix et de qualité de service, explique-t-elle. Avec des baisses de prix "pouvant aller jusqu'à 45%", cela peut représenter "une économie de 300 euros pour une personne seule", souligne Mme Touraine.

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"Cette réforme ne coûte pas un centime à l'État", assure par ailleurs Mme Touraine, expliquant que c'est "la mise en concurrence" qui a conduit les mutuelles et assureurs à améliorer leurs offres. Interrogée sur le risque de voir certains médecins refuser d'appliquer le tiers-payant pour les bénéficiaires de l'ACS, elle affiche sa "confiance dans leur volonté de faciliter l'accès aux soins de ces patients" modestes.

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