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Le plan contre le trafic d'armes expliqué par le chef de la lutte contre le crime organisé

REPLAY / INVITÉ RTL - Frédéric Doidy, directeur de l'Office central de lutte contre le crime organisé, revient sur le plan contre le trafic d'armes lancé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

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Le plan contre le trafic d'armes expliqué par le chef de la lutte contre le crime organisé Crédit Image : AFP / NICOLAS LAMBERT / BELGA | Crédit Média : Bernard Poirette | Durée : | Date : La page de l'émission
Bernard Poirette
Bernard Poirette et Julien Absalon

Pour lutter contre le trafic d'armes à feu, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dévoilé un plan en vingt mesures, vendredi 13 novembre à la préfecture des Hauts-de-Seine. Le dispositif prévoit d'améliorer le renseignement et les possibilités opérationnelles des services de police ainsi que de renforcer la coopération européenne. Le gouvernement souhaite ainsi "placer la lutte contre le trafic d'armes au même rang de priorité" que celle contre le trafic de stupéfiants.

Ces mesures doivent ainsi permettre de neutraliser les "sources d'approvisionnement clairement identifiées", explique au micro de RTL Frédéric Doidy en charge de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO). Il existe principalement le vecteur des "spécialistes de la remilitarisation des armes censées être neutralisées" et celui issu des Balkans "où se trouvent encore à ce jour de nombreux stacks d'armes pillés à l'occasion du conflit dans l'ex-Yougoslavie dans les années 90".

5.300 armes illégales saisies en 2014

Il y a également Internet, où les enquêteurs vont pouvoir "traquer les trafiquants au plus profond des réseaux", se satisfait Frédéric Doidy. D'ailleurs, les policiers vont bénéficier d'une législation plus permissive leur donnant notamment la possibilité de faire des "coups d'achat". Concrètement, cela permettra à "un policier sous couvert d'anonymat et de validation judiciaire de se présenter comme un acheteur potentiel et ne pas tomber sous le coup de la loi pénale".

Chaque année, "notre pays doit déplorer 1.800 décès par arme à feu", a affirmé Bernard Cazeneuve. L'an dernier, 5.300 armes illégales ont été saisies. Mais ces statistiques ne donnent pas d'indications fiables sur le nombre d'armes qui circulent en France. "C'est une estimation qui est très difficile à faire. Nous sommes confrontés à une infraction qui est par définition occulte", explique Frédéric Doidy.

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