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Pollution : les avions au sol pointés du doigt

L'Autorité chargée de contrôler les nuisances autour des principaux aéroports français défend une limitation plus stricte des moteurs auxiliaires utilisés au sol.

Une nouvelle compagnie aérienne française se lance pour concurrencer les poids lourds comme Air France (illustration).
Une nouvelle compagnie aérienne française se lance pour concurrencer les poids lourds comme Air France (illustration). Crédit : AFP / ERIC PIERMONT
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Même quand il ne vole pas, un avion pollue en brûlant du kérosène pour assurer électricité et ventilation avant et après le décollage. Dans son rapport d'activité dévoilé ce dimanche 4 mai, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) plaide pour une généralisation des moyens de substitution en électricité et en climatisation.

Objectif ? Réduire l'utilisation des moteurs auxiliaires, dénommés APU (pour Auxiliary Power Unit, en anglais), jugés trop polluants et trop bruyants.

Portée "limitée" de la réglementation actuelle

Sur les aéroports parisiens, une réglementation visant à encadrer l'utilisation des APU est en vigueur depuis juillet 2012 mais "celle-ci a une portée très limitée", regrette l'Acnusa. Pour s'imposer pleinement à un appareil, elle nécessite en effet qu'un poste de stationnement dispose des deux moyens de substitution (électricité et climatisation). Ce qui ne concerne, par exemple, que 5% des postes de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, selon le "gendarme" des aéroports.

L'autorité plaide pour que la limitation de l'usage des moteurs auxiliaires s'impose dès qu'il existe un moyen de substitution en électricité, "comme cela est déjà le cas dans une dizaine d'aéroports européens".

Une contribution assez faible à la pollution en Ile-de-France

Selon l'association Airparif, les aéroports contribuent pour 6% aux émissions d'oxydes d'azote (NOx) en Ile-de-France. Les émissions de ce polluant provenant des activités aéroportuaires de Charles-de-Gaulle et d'Orly sont même "plus de trois fois supérieures à celles du boulevard périphérique", estimait-elle en 2012.

Dans ces émissions de NOx provenant des aéroports, les moteurs auxiliaires ne représenteraient qu'une petite partie (12%) par rapport au trafic aérien lui-même (86%), selon des données d'Airparif. Pour les particules, autres polluants majeurs de l'air, la contribution des aéroports resterait assez faible (de l'ordre de 3% contre environ 25% chacun pour le chauffage et le trafic routier).

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2014-05-05 08:03:00
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