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José Bové "craint une accélération de l'introduction d'OGM en Europe"

Au lendemain de l'accord des gouvernements européens sur la culture des OGM en Europe, José Bové a manifesté sa crainte. Il redoute une "accélération de l'introduction d'OGM en Europe".

José Bové, le 22 mai 2014 à Paris
José Bové, le 22 mai 2014 à Paris
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Charlotte Haas & AFP

Le député européen écologiste José Bové a dit craindre vendredi 13 juin "une accélération de l'introduction d'OGM en Europe", au lendemain de l'accord des gouvernements européens sur le sujet, estimant que la France et Ségolène Royal avaient "capitulé en rase-campagne." 

"Ce que je crains, avec ce qui a été décidé par 26 des 28 pays, c'est l'accélération de l'introduction d'OGM en Europe. Malheureusement, la France a capitulé, Mme Ségolène Royal a capitulé alors que tous les ministres de l'Environnement depuis 2010, Mme Kosciusko-Morizet, Mme Bricq, Mme Batho, M. Martin, avaient tenu bon et refusé cette mascarade. Malheureusement, Ségolène Royal vient de capituler en rase-campagne", a-t-il regretté. 

Bové s'en prend à Barroso

Les ministres de l'Environnement de 26 des 28 Etats membres de l'UE ont adopté un compromis laissant la possibilité aux États d'autoriser ou d'interdire la culture sur leur territoire. L'accord doit encore être avalisé par le Parlement européen. "C'est la version officielle qu'on essaie de nous vendre. En réalité, c'est beaucoup plus compliqué, c'est faux", a déclaré José Bové ce vendredi sur RMC. Il espère "changer les choses au parlement".

"Premièrement (...) le temps d'expertise sera raccourci quand les industriels voudront imposer un OGM en Europe", a-t-il déploré. "Deuxièmement, une fois l'expertise faite et l'OGM accepté, les industriels rencontrent les gouvernements de chaque pays, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à présent (...) Si le gouvernement dit oui, très bien, il y aura des OGM et personne n'en discute au Parlement. S'il dit non, le gouvernement doit ensuite envoyer un courrier à Bruxelles", a-t-il poursuivi. 

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"Ce que l'on n'a pas pris en compte et que je dénonce depuis 2010 et que José Manuel Barroso essaie d'imposer cette règle, c'est qu'on va se retrouver confrontés à des procès devant l'Organisation mondiale du Commerce, pays par pays et non plus l'Europe, donc on ne tiendra plus collectivement", a également déclaré José Bové. Il redoute des "distorsions de concurrence entre paysans bio dans des pays où il y a des OGM" et les autres, ou encore la "pollution dans les régions frontalières". 

Monsanto doit se frotter les mains

José Bové (EELV)

"Je crois que Monsanto doit se frotter les mains, ils doivent se marrer, ils se disent : ça y est on les a bien eus et en plus on leur vend ça comme une possibilité d'interdire les OGM", a conclu José Bové. 

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