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Islamophobie : hausse des actions contre les musulmans, baisse des menaces

Dans l'ensemble, les actes islamophobes ont diminué en 2014. Les menaces ont en effet diminué de près de 45% entre janvier et septembre par rapport à 2013.

Une mosquée profanée par des tags de croix gammées en décembre 2009 (photo d'illustration).
Une mosquée profanée par des tags de croix gammées en décembre 2009 (photo d'illustration).
Crédit : THIERRY ANTOINE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'ensemble des actes antimusulmans a baissé d'environ 30% en France entre janvier et septembre 2014 par rapport à 2013, a annoncé ce mardi 28 octobre l'Observatoire contre l'islamophobie. Dans le détail, l'observatoire note toutefois une évolution contrastée des actions (+12,5%) et des menaces (-44,9%). Il relève 110 actes (actions et menaces) pour les neuf premiers mois de 2014, contre 158 sur la même période de 2013.

Basés sur les plaintes déposées, ces chiffres toutefois  "ne reflètent pas la réalité, car nombreux sont les musulmans qui ne souhaitent pas porter plainte systématiquement lorsqu'ils sont victimes d'actes xénophobes, convaincus qu'il n'y aura aucune suite, ce qui est très souvent la réalité", écrit le président de l'observatoire, Abdallah Zekri, dans un communiqué.

Même le CFCM ne porte plus plainte

En outre, la baisse globale dissimule une hausse des actions (dégradation de lieux de culte par des insultes et tags nazis, têtes de porc déposées devant des mosquées, envoi par courrier à des responsables musulmans de tranches de jambon, tentatives d'incendie, agressions de femmes voilées...), dont le nombre est passé de 40 à 45.

Les menaces, elles, sont en baisse (65 contre 118 un an plus tôt), mais l'organisme communautaire relativise cette évolution. "Même l'Observatoire national contre l'islamophobie ne porte plus plainte suite aux courriers de menaces et d'insultes que reçoivent les dirigeants du CFCM, car ces plaintes sont toujours classées sans suite par les parquets, sous prétexte que ceux qui ont commis ces infractions ou délits ne sont pas identifiés", regrette Abdallah Zekri.

Hausse de la cyberhaine

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Sans pouvoir la chiffrer, l'instance estime enfin que "l'islamophobie via la cyberhaine augmente fortement", notamment à travers les courriels en chaîne, "à l'origine d'une propagation de mensonges envers les musulmans et l'islam". "Devant l'inquiétude grandissante de la communauté musulmane, l'islamophobie doit être combattue et dénoncée non seulement par les musulmans, mais aussi par la communauté nationale dans son ensemble", affirme le président de l'observatoire.

Membre du CFCM, l'instance créée pour représenter la première communauté musulmane d'Europe (4 à 5 millions de croyants) auprès des autorités, cet observatoire est toutefois concurrencé par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Ce dernier, très actif sur internet et les réseaux sociaux, défend une position plus militante, en ajoutant aux plaintes recensées par le ministère de l'Intérieur une composante baptisée "islamophobie d'Etat" qui liste les discriminations commises, selon lui, par des agents publics (enseignants, policiers...).

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