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Interpellations à Nantes et Toulouse en marge des manifestations

Les manifestations des "zadistes" ont tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre à Nantes et Toulouse.

La manifestation a dégénéré à Nantes, le 21 février 2015.
La manifestation a dégénéré à Nantes, le 21 février 2015.
Crédit : GEORGES GOBET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les deux manifestations à Nantes et Toulouse ont donné lieu à des heurts avec les forces de l'ordre et une vingtaine de personnes ont été interpellées. A Nantes un millier de personnes s'étaient rassemblées tandis qu'il y avait près de 500 personnes à Toulouse, selon la police.

À Toulouse, pas moins de 17 manifestants ont été interpellés, principalement des casseurs, et 10 à Nantes, avant que les manifestations dans les deux villes ne se dispersent vers 18h. À Nantes, les manifestants ont défilé derrière une banderole "Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance" samedi dès 14h.

La tension est montée d'un cran peu avant 16h, quand des manifestants encagoulés ont lancé des pierres vers les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser, a constaté un photographe de l'AFP.

15 policiers blessés

Au total, selon Bernard Cazeneuve, "13 policiers et gendarmes ont été blessés à Nantes, dont un policier, plus sérieusement atteint, souffre d'une fracture de côte". "A Toulouse, 3 policiers ont été touchés, heureusement sans gravité, a-t-il précisé. Selon le police, deux manifestants ont été blessés à Nantes. Des dégâts ont été constatés dans la ville, avec notamment des abris bus détruits, de la voirie dégradée et des poubelles incendiées.

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Cette manifestation était organisée un an après la protestation du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui avait réuni 20.000 à 50.000 personnes à Nantes, selon les sources. Des heurts violents avaient alors fait de nombreux blessés, dont trois manifestants qui avaient perdu un oeil, après des tirs de balles souples de type Flashball ou LBD40.

À Toulouse : jets de peinture contre gaz lacrymogènes

À Toulouse, une manifestation en soutien aux "zones à défendre" (ZAD) a eu lieu au même moment contre "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs".

Là aussi, la situation a dégénéré à partir de 16h : les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de peinture des manifestants par des gaz lacrymogènes, tandis que les casseurs ont commencé à sévir.

Au moins deux vitrines ont été entièrement détruites. Des dizaines d'impacts de masses ou de pics étaient relevés par un journaliste de l'AFP sur les vitrines d'organismes bancaires, d'agences immobilières, de magasins de vêtements ou d'aménagement de la maison. L'auteur de la destruction de la vitrine d'un magasin de chaussures a été arrêté en possession d'un burin et de plusieurs marteaux, selon la police.

Une cinquantaine de casseurs munis de masses et de marteaux

Les casseurs étaient "une cinquantaine, masqués contre les lacrymogènes, ils avaient l'intention de casser, avec des masses, des marteaux, des galets", a affirmé le vice-président des commerçants du quartier où ont eu lieu ces dégradations, Laurent Lopez, qui a vu sa vitrine étoilée par un coup de masse.

"Il y a un sacré ras-le-bol, nous avons eu déjà quatre samedis amputés par les manifestations sur Sivens en novembre, le préfet doit prendre ses responsabilités, dire stop sur les manifestations", a-t-il déclaré à l'AFP.

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Les manifestants, pour beaucoup le visage masqué, avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres blanches, à la mémoire du jeune écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014.

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