2 min de lecture

Face à la vague de chaleur, les oraux de français et le grand oral du bac pourront être reportés la semaine prochaine

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, veut "octroyer des conditions décentes" aux élèves et aux professeurs, pour les oraux du baccalauréat.

Une lycéenne en train de passer le baccalauréat (illustration).

Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Les épreuves orales de français ainsi que le grand oral du baccalauréat, prévues à partir du 22 juin, pourront être reportées localement de "quelques heures ou de quelques jours" en raison de la vague de chaleur attendue en France dès le 18 juin, a annoncé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray. 

"Dans l'hypothèse où la température dans tel ou tel centre d'examen serait trop importante, nous nous autoriserons localement (...) à décaler de quelques jours ou de quelques heures les épreuves qui se dérouleraient l'après-midi dans des établissements qui seraient trop chauds", a indiqué Édouard Geffray lors d'un point presse organisé à l'issue d'une réunion interministérielle sur la canicule. 

Il s'agit "d'octroyer des conditions décentes non seulement pour les élèves, mais également les personnels", qui passent "six à sept heures dans la journée à faire passer" les oraux, a-t-il ajouté. 

Plus de 2.000 établissements scolaires fermés en 2025

Toutes les épreuves écrites du baccalauréat, qui a commencé le 15 juin par la philosophie et se poursuit jusqu'à jeudi avec les épreuves de spécialités, ont été organisées le matin, a rappelé le ministre. 

À lire aussi

Les épreuves du bac professionnel, organisées au mois de mai, ainsi que celles du brevet, prévues fin juin, comportent en revanche des examens l'après-midi. Mais "ce ne sera plus le cas l'an prochain", a assuré le ministre, réitérant une annonce faite dimanche. 

En ce qui concerne le premier degré, qui comprend les écoles maternelles et primaires, des adaptations pourront également être mises en place, a assuré Édouard Geffray. "Nous sommes capables d'adapter les horaires, les modèles de l'accueil. Ça peut aller jusqu'à la fermeture de l'école ou de l'établissement", a-t-il précisé.  

Comme pour les reports d'examen, cela doit être "le dernier recours", a-t-il insisté. L'an dernier, plus de 2.000 établissements scolaires avaient été fermés lors de la vague de chaleur de juillet, à quelques jours des vacances.  

"Tous nos dispositifs de vigilance sont actifs"

Face à "la première vague de chaleur de l'année", "tous nos dispositifs de vigilance sont actifs", a par ailleurs affirmé la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, insistant sur la qualité de l'air, la ressource en eau -"on est déjà à 40% du territoire français plus sec que la normale"-, les risques des feux de forêt.

Et "nous allons bientôt sortir une carte des 'refuges climatiques'", des lieux frais que "toutes les collectivités locales, toutes les entreprises qui le peuvent" sont invitées à "mettre à disposition du public", a-t-elle indiqué. "Par exemple, au sein du ministère de la Transition écologique, j'ai décidé d'ouvrir les jardins du ministère ce week-end", a ajouté Mme Barbut.

"L'État a les outils disponibles pour faire face aux vagues de chaleur", a assuré la ministre de la Santé Stéphanie Rist, évoquant des "établissements et professionnels formés et sensibilisés".

Pour la Fête de la musique, "à ce stade", le ministère de l'Intérieur n'a "pas de retour de demandes d'annulation" mais est "en lien avec les préfectures, les organisateurs pour pouvoir déployer (...) des pompiers, la protection civile pour parer à toute éventualité", a précisé la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée