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Esclavage sexuel : Buckingham défend le prince Andrew

Le palais de Buckingham a opposé ce dimanche un second démenti aux accusations d'abus sexuel sur mineure du prince Andrew.

Le prince Andrew le 3 juin 2014 en Allemagne (archives)
Le prince Andrew le 3 juin 2014 en Allemagne (archives)
Crédit : SWEN PFÖRTNER / DPA / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que le Prince Andrew est accusé d'abus sexuel sur mineure, le palais de Buckingham a opposé ce dimanche 4 janvier un second démenti catégorique. La monarchie espère ainsi désamorcer un scandale extrêmement embarrassant après avoir subi les frasques des jeunes Windsor, dans les années 80-90.

"Les allégations sont fausses et sans fondement." Après celui de vendredi, Buckingham a diffusé un nouveau communiqué en réponse aux salves de la presse dominicale, dans lequel il "nie catégoriquement que le duc d'York ait eu une quelconque forme de contact ou relation sexuelle" avec la femme ayant cité le prince Andrew dans le cadre d'une plainte déposée aux États-Unis.

Une prise de parole assez rare pour être soulignée

Donner deux démentis coup sur coup est une chose rarissime de la part du Palais qui oppose généralement un silence religieux dans de telles circonstances.

"C'est assez remarquable", note le correspondant royal de la BBC, Peter Hunt, en soulignant que la situation "pouvait potentiellement nuire sérieusement au prince Andrew et à l'institution qu'il représente".

La popularité inédite de la famille royale

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Même si la presse prend soin de préciser qu'il n'y a aucune preuve qu'Andrew ait agi illégalement, l'affaire tombe effectivement au plus mal pour la monarchie qui jouit d'une popularité inédite depuis des décennies.

Soutenue par une formidable machine à communiquer, l'image projetée par la famille Windsor s'est encore améliorée avec l'arrivée au premier plan de l'irréprochable Kate Middleton, devenue l'épouse du prince William, suivi d'un bébé royal qui ravit les Britanniques.

Mais surtout, le jubilé de diamant en 2013 de la reine Elizabeth II a été un triomphe. Même le prince Harry semble s'être assagi après avoir défrayé la chronique dans sa jeunesse.

La presse reste prudente

Le retour du prince Andrew à la une de tous les journaux du royaume renvoie des années en arrière, même si le second fils de la reine, et cinquième dans l'ordre de succession pour le trône britannique, doit bénéficier de la présomption d'innocence, comme le relèvent prudemment les médias.

Les mêmes médias reprennent généralement avec précautions les accusations de la plaignante.

"Aucune personne raisonnable ne prendra pour argent comptant les confessions d'une jeune femme perturbée, empêtrée dans un scandale sexuel complexe et explosif aux États-Unis. Mais le fait qu'une personne si proche du cœur de la vie publique puisse être mêlé à cette affaire constitue un camouflet, à la fois pour sa propre réputation et, plus important encore, pour l'institution de la monarchie", estime le biographe royal, Christopher Wilson, dans le Daily Telegraph.

Le prince Andrew victime et son passé turbulent

Le duc de York, qui passe pour être le fils préféré d'Elizabeth II, avait déjà été au cœur du tumulte dans les années 80 et 90 lorsque les jeunes héritiers Windsor avaient considérablement terni le blason de la reine.

La séparation d'Andrew avec sa turbulente épouse Sarah Ferguson, avaient contribué à "l'Annus horribilis" de la reine, en 1992. Une année également marquée par le divorce et le remariage de la princesse Anne, les relations exécrables entre le Prince Charles et Lady Diana ainsi qu'un spectaculaire incendie au château de Windsor.

Depuis, le prince Andrew, déjà épinglé dans sa jeunesse pour ses amours avec une actrice de films érotiques, Koo Stark, a continué à faire parler de lui. Pour ses fréquentations douteuses et ses voyages dispendieux qui lui ont valu le sobriquet de "Airmiles Andy".

Des comportements déplacés

Son "comportement déplacé" lors des voyages officiels et sa "grossièreté" ont également souvent été critiqués dans la presse. Le site WikiLeaks avait ainsi révélé les propos à l'emporte-pièce qu'il avait tenus au Kirghizistan où il avait notamment répondu à un convive évoquant des problèmes de corruption: "Mais c'est la France tout craché!".

En 2007, il avait été au centre d'une polémique sur les conditions de la vente d'une de ses propriétés à un milliardaire kazakh, cédée à prix d'or.

Des rencontres avec le gendre de Ben Ali ou l'un des fils de Kadhafi ont également causé des maux de tête aux conseillers de Buckingham
, de nouveau mis à rude contribution aujourd'hui, par la grâce du prince.

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