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Aubervilliers : l'instituteur reconnaît avoir inventé son agression

Cet enseignant de 45 ans avait raconté aux enquêteurs avoir été agressé au cutter par un agresseur se revendiquant de l'État islamique.

L'entrée de l'école maternelle publique Jean Perrin à Aubervilliers
L'entrée de l'école maternelle publique Jean Perrin à Aubervilliers Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Un instituteur qui affirmait avoir été agressé au cutter dans sa classe par un individu cagoulé lundi 14 décembre, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a reconnu avoir tout inventé devant les enquêteurs, a révélé le parquet de Paris quelques heures après. L'enseignant de 45 ans avait raconté que son assaillant avait revendiqué son appartenance au groupe jihadiste l'État islamique lors de son agression lors de sa déposition. Il était de nouveau entendu pour comprendre ce qui l'a mené à inventer ce récit, a ajouté le parquet. Il a été hospitalisé pour des blessures superficielles au cou et au front.

L'instituteur avait assuré avoir été poignardé au flanc et à la gorge vers 7h du matin, alors qu'il préparait sa classe dans l'école Jean-Perrin d'Aubervilliers. Il avait apporté de nombreux détails sur son agresseur, "en tenue de peintre", "ganté" et "cagoulé", chaussures militaires de type "rangers" aux pieds, était arrivé sans armes et s'était saisi d'un cutter qui se trouvait dans la salle de classe.

Une fausse revendication de Daesh

L'enseignant avait affirmé que l'homme avait lancé: "C'est Daesh, c'est un avertissement." La section antiterroriste du parquet de Paris s'était aussitôt saisie de l'enquête ouverte pour tentative d'assassinat sur un enseignant en relation avec une entreprise terroriste.

La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem s'était rendue rapidement dans l'école d'Aubervilliers, dénonçant un "acte d'une grande gravité". Cette prétendue agression intervient dans un contexte de menace toujours très élevée en France, un mois après les attentats du 13 novembre à Paris et alors que le groupe EI a visé dans l'une de ses revues fin novembre directement  les fonctionnaires de l'Éducation nationale, accusés d'être "en guerre ouverte contre la famille musulmane".

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