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CSG : ce qu'il faut savoir sur cet impôt qui va augmenter

ÉCLAIRAGE - La contribution sociale généralisée va augmenter de 1,7 point. Des millions de Français sont concernés.

Illustration de la CSG
Illustration de la CSG
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon

Elle va augmenter pour financer le pouvoir d'achat supplémentaire octroyé aux salariés français. La contribution sociale généralisée (CSG) est au cœur de l'un de chantiers les plus importants et les plus contestés du début de quinquennat d'Emmanuel Macron. Mercredi 23 août, le gouvernement a dévoilé les contours de sa réforme visant à baisser les cotisations salariales et relever la CSG de 1,7 point en 2018. Cette opération, censée remettre 7 milliards d'euros dans le porte-monnaie des actifs, doit se dérouler en deux temps. À peine annoncé, ce plan de Bercy est particulièrement conspué par l'opposition. En cause : la hausse de la CSG. Mais dans quelle mesure l'évolution de cet impôt va-t-il impacter les Français ?

Élaboré en 1991 à l'occasion du vote d'une loi de finances, sous la houlette du gouvernement de Michel Rocard, la contribution sociale généralisée est un impôt, à l'origine seulement temporaire, participant directement au financement de la protection sociale. Proportionnel, il a la particularité d'avoir un taux plutôt bas mais d'avoir une large assiette. Pouvant être prélevé dans de multiples cas, il concerne des millions de Français, plus ou moins aisés.

Salariés, chômeurs, retraités...

En 2017, la CSG est prélevée à la source sur les revenus brut d'activité salariée à un taux global de 7,5%. Elle se base donc sur le salaire mais aussi les diverses primes. Les allocations et pensions de retraite sont également touchées, à des taux allant de 6,6% à 7,5%. Les allocations chômage sont soumises à une imposition de 6,2%, les pensions d'invalidité à 6,6%. Pour ces trois dernières dotations, un taux réduit à 3,8% ou des exonérations existent pour les ménages aux revenus modestes. Le site officiel de l'administration française énumère les différents planchers et plafonds.

La taxe se porte également sur les revenus du patrimoine (notamment les revenus fonciers) et les revenus de placement (dividendes, plus-values immobilières, épargne salariale, épargne logement...). Les livrets A, jeune et de développement durable ne sont pas concernés. Enfin, les gains aux jeux de hasard sont eux aussi soumis à l'impôt sur la CSG.

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D'autres revenus sont exonérés de la CSG. C'est notamment le cas de la rémunération des apprentis. Cela vaut aussi, entre autres, pour les allocations familiales, de rentrée scolaire et d'éducation de l'enfant handicapé. Les pensions alimentaires sont également exemptées.

Au 1er janvier 2018, tous les revenus imposables vont donc être soumis à une augmentation du taux de 1,7 point. Pour compenser ce manque à gagner sur les fiches de paie, l'État va donc baisser les cotisations sociales pour que la différence soit positive. Pour un salarié au SMIC, le gain devrait être de 260 euros par an.

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