1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Chikungunya : les ministres favorables à l'utilisation temporaire du malathion
1 min de lecture

Chikungunya : les ministres favorables à l'utilisation temporaire du malathion

Dans la lutte contre le chikungunya, Ségolène Royal, Marisol Touraine et George Pau-Langevin se disent favorables à l'utilisation de l'insecticide malathion, alors même que les guyanais s'y opposent.

La ministre Ségolène Royal.
La ministre Ségolène Royal.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ségolène Royal, Marisol Touraine et George Pau-Langevin défendent tous trois l'utilisation "temporaire" et "contrôlée" de l'insecticide malathion dans la lutte contre le moustique vecteur du chikungunya, alors que s'y opposent des habitants de la Guyane.

Le malathion, qui tue les moustiques adultes, vient d'être autorisé pour 6 mois et devrait commencer à être pulvérisé en septembre. Le choix s'est porté sur ce produit, car les moustiques sont devenus résistants à l'insecticide communément utilisé, la deltaméthrine, et que "l'éradication des gîtes larvaires est particulièrement difficile".

Les ministres réagissent à une pétition

A l'annonce de cette autorisation, une pétition a été lancée pour s'opposer au malathion, un biocide neurotoxique. Ce vendredi, elle avait déjà recueilli 1.080 signatures. Les ministres de la Santé, de l'Envrionnement et de l'Outre-mer ont alors pris conjointement position pour répondre aux "interrogations et inquiétudes" de la population.

[La décision] a été prise après un examen approfondi de l'impact de ce produit sur la santé des populations locales et sur l'environnement. Cet examen a démontré que le malathion pouvait être utilisé de manière sécurisée et que son impact sur l'environnement était comparable à celui de la deltaméthrine.

Les trois ministres

Les conditions d'utilisation seront "strictement encadrées par l'application de mesures de gestion spécifiques", assurent-ils, citant "une obligation d'épandage par voie terrestre et dans des conditions météorologiques adaptées ; des zones d'exclusion autour des cours d'eau, des cultures vivrières, des captages d'eau de surface et des ruches ; l'information préalable des populations".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/