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Attaques à la voiture bélier : la polémique étiquette de "déséquilibré"

INVITÉ RTL - Pour le psychologue et criminologue Jean-Pierre Bouchard, les assaillants sont "responsables de leurs actes".

Le psychologue et criminologue Jean-Pierre Bouchard le 30 septembre 2016 à Bordeaux.
Le psychologue et criminologue Jean-Pierre Bouchard le 30 septembre 2016 à Bordeaux.
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La rédaction numérique de RTL

Un homme d'une trentaine d'années, soigné dans une clinique psychiatrique, a été interpellé lundi 21 août à Marseille après avoir foncé au volant d'une camionnette sur deux abribus de la cité phocéenne, tuant une femme et en blessant une autre. Le parquet a rapidement écarté l’hypothèse d’un acte terroriste et privilégie une piste psychiatrique. "Il se peut qu’il y ait un effet d'entraînement ou de mimétisme", reconnaît le psychologue et criminologue Jean-Pierre Bouchard, quelques jours après les attentats de Barcelone et Cambrils.

L'homme, né en 1982 à La Tronche près de Grenoble (Isère), était hospitalisé dans une clinique psychiatrique d'Allauch (Bouches-du-Rhône), a précisé le procureur. Il était connu de la justice, et avait été "condamné à plusieurs reprises", notamment pour un vol avec violence. Jean-Pierre Bouchard s’insurge cependant contre le terme de "déséquilibré" : "c’est un terme très large qui voudrait dire qu’une personne présente des troubles psychiques, mais ces troubles peuvent être très larges comme très important".

Une accélération de la promenade des Anglais

À ses yeux, il ne convient donc pas d’adosser l’étiquette de "déséquilibré" aux terroristes perpétrant des attentats au véhicule bélier. "La plupart, ce sont des gens qui ont des motivations islamistes extrêmes et qui passent à l’acte à cause de ça", argumente le criminologue et psychologue. Selon lui, l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais a marqué un tournant majeur : "Le symbole était extrêmement fort, le mode opératoire était très simple, il a fait un grand nombre de victimes [...]. À partir de là, on remarque qu’il y a eu une précipitation des faits".

S’il salue la volonté de Gérard Collomb de mobiliser les hôpitaux psychiatriques pour faire remonter les profils inquiétants, Jean-Pierre Bouchard estime que cette initiative va très vite se heurter à ses limites : il ne faut pas oublier que les gens qui passent à l’acte, dans 99% des cas, sont des gens qui sont responsables de leurs actes.

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