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L'Agence internationale de l'énergie craint un nouveau choc pétrolier

REPLAY - ÉDITO - L'offre mondiale de pétrole pourrait avoir du mal à répondre à la demande après 2020, alerte l'AIE.

Christian Menanteau Eco Menanteau Christian Menanteau iTunes RSS
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L'Agence internationale de l'énergie craint un nouveau choc pétrolier Crédit Média : RTLNET | Date :
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Christian Menanteau
Christian Menanteau et Loïc Farge

Nouveau coup de chaud en perspective sur le marché du pétrole. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) craint un choc pétrolier dès l'an prochain. C'est une mise en garde à prendre au sérieux. L'AIE n’est pas réputée pour sa fantaisie. Son analyse est étayée sur le niveau et le rythme des investissements dans la recherche et la production de pétrole à travers le monde Ces deux paramètres, décisifs dans une industrie qui doit résoudre des problèmes de baignoires qui fuient et de robinets plus ou moins ouverts, sont en recul de 25%. C'est inquiétant. Ils nous disent d'ores et déjà de combien de pétrole nous disposeront dans les cinq ans à venir.

Pour maintenir les baignoires à leur niveau actuel, et même un peu plus (car le consommation continue de progresser), il faut y stocker environ 100 millions de barils par jour dans le monde. Ce qui signifie que les robinets doivent en produire au moins autant. Ce sera difficile dès l'an prochain, et totalement inenvisageable dès 2020.

Ce n'est pas un problème de réserve, même si les gisements perdent en moyenne 5% de leur potentiel tous les ans. C'est en priorité un problème d'investissements. Les dépenses des grandes entreprises du secteur n'ont jamais été aussi faibles. Pour maintenir la baignoire à son niveau actuel, il faut dépenser plus de 630 milliards de dollars par an.

Les opérateurs, secoués par la baisse des prix de 2015, n'ont pas investi plus de 430 milliards l'an dernier.
Le montant de leurs opérations est encore prévu à la baisse cette année. Cette accumulation de retard dans les investissements va lourdement peser sur la production disponible, et donc mécaniquement sur les prix.

La note du jour

03/20 aux cinq ministres de l'Éducation nationale en poste depuis 2007. Ils ont dépensé 300 millions d'euros pour Sirehn, un système de informatique de gestion du personnel qui ne fonctionne toujours pas.

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