3 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : les services de renseignement recrutent

Pour faire face à la menace terroriste, la DGSE va engager d'ici deux ans près de 600 agents aux profils très variés.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Télécharger Terrorisme : les services de renseignement recrutent Crédit Image : MARTIN BUREAU / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Le véhicule technique de RTL incendié samedi 11 février à Bobigny s'affiche en une du Figaro, ce lundi. "La police craint la contagion", titre le quotidien qui raconte comment les services de renseignement glanent tout ce qu'ils peuvent pour tenter d'anticiper les prochains points de rassemblement. Pour faire face à la menace terroriste, la DGSE va engager d'ici deux ans  près de 600 agents aux profils très variés, tels que des ingénieurs en traitement du signal,  des experts du nucléaire, des cryptomathématiciens ou des linguistes. Les renseignements manquent cruellement d'espions parlant le russe, le chinois, le persan et le coréen.

Le problème, explique le responsable de la formation à la DGSE, c'est que "l'université produit peu d'élèves au niveau requis ou alors des spécialistes versés dans la poésie persane du XVIe siècle là où l'on souhaiterait des gens capables de transcrire des données techniques sur le nucléaire". Vous pensez avoir le profil ? Vous pouvez vous inscrire au concours d'entrée. Une fois admissible, vous passerez un grand oral devant un jury maison qui vous mettra en situation pour tester votre émotivité, votre capacité à interagir avec un entourage inconnu. L'objectif, explique la DGSE, "être aussi à l'aise dans des palaces que des milieux ethnodifférenciés"

Vous entrez alors à la DGSE, mais vous devrez d'abord signer et lire solennellement devant un amphithéâtre une charte qui porte l'acronyme LEDA, pour Loyauté, Exigence, Discrétion et Adaptabilité. Vous ferez ensuite l'objet, tous les 5 ans, d'enquêtes de sécurités et d'évaluation psychologiques. Avertissement d'un colonel des renseignements : "Si l'une de nos recrues se marie à une Chinoise ou passe ses vacances à Pyongyang, nos voyants se mettent au rouge".

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Vers la fin des feux rouges ?

Gertrude commençait vraiment à être débordée. Il a donc été décidé d'alléger sa charge de travail. Travail pour lequel elle ne perçoit pas de salaire. Normal, pour un robot. "Gertrude" est le nom du système de régulation des feux tricolores de l'agglomération de Bordeaux (Gironde), qui gérait jusqu'à récemment les feux de près de 669 carrefours. 30 d'entre eux ont été supprimés. Comme Bordeaux, de plus en plus de villes ont décidé de supprimer des feux tricolores. C'est le cas d'Abbeville, Nantes ou Niort. Paris pourrait également s'y mettre d'ici peu, comme l'expliquent nos confrères du Parisien.
 
L'objectif d'une telle mesure ? Fluidifier le trafic, mais aussi, et c'est plus surprenant, améliorer la sécurité. 10.000 accidents se produisent chaque année au niveau d'un feu rouge, faisant près de 150 morts et 1.500 blessés. À l'étranger, les villes qui sont passées "rue nue", c'est-à-dire sans feu, ont vu leur nombre d'accidents baisser de 25%. C'est le cas de Philadelphie, aux États-Unis, ou de Drachten, aux Pays-Bas. 

En France, les premiers résultats sont spectaculaires. À Abbeville, où il ne reste qu'un feu tricolore, les bouchons ont quasiment disparu aux heures de pointe. Étrangement, une fois le feu enlevé, on constate que les automobilistes arrivent beaucoup moins vite au carrefour, là où  auparavant  ils accéléraient pour éviter l'orange. Une prudence également observée chez les piétons.

Une campagne présidentielle "au-delà du réel"

"Rencontre avec des électeurs déboussolés", titre  Ouest-France en une ce matin. "Pourquoi cette élection bouscule tout", affiche Le Progrès. "Dans 10 petites semaines", rappelle Nicolas Beytout dans l'Opinion, "on connaîtra le nom des deux finalistes de cette présidentielle". "Et pourtant", ajoute-t-il, "jamais campagne électorale n'aura été aussi imprévisible : on ne sait même pas qui sera finalement candidat. François Fillon le restera, vraisemblablement, mais Yannick Jadot ou François Bayrou laissent planer le doute. Ce sont donc des centaines et des centaines de milliers de voix qui sont dans l'attente de savoir où elles pourraient se poser".

C'est aussi la principale interrogation de Libération, qui titre sur une "campagne au-delà du réel". Bien malin qui pourra imaginer la suite. Alors Libé a demandé son avis à un scénariste, en l'occurrence Dan Franck, à qui l'on doit la série Les hommes de l'ombre. "Depuis l'affaire DSK", dit-il, "cette campagne est la deuxième série politique qui se vend à l'international, ça prouve que nous Français, nous savons y faire (...) Ce qui m'intéresse, c'est la révolte des personnages secondaires, Penelope Fillon par exemple, j'en ferais une Femen qui se rebellerait contre son mari. Elle aurait une fille ou une copine qui lui dirait 'arrête !' et elle reprendrait le pouvoir".

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2017-02-13 09:55:42
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