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VIDÉOS - François Fillon : 6 points à retenir de son passage dans "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Le candidat à la primaire de la droite et du centre tient la place de troisième homme du scrutin, aux côtés de Bruno Le Maire.

François Fillon dans "L'Émission Politique", le 27 octobre 2016
François Fillon dans "L'Émission Politique", le 27 octobre 2016 Crédit : Eric FEFERBERG / AFP
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

François Fillon peut-il remporter la primaire de la droite et du centre ? L'ancien premier ministre va tenter d’accélérer le mouvement à moins d'un mois du premier tour du scrutin. Il a été le premier à sortir les griffes contre Nicolas Sarkozy en pointant du doigt ses affaires judiciaires. "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? Avoir une haute idée de la politique signifie que ceux qui briguent la confiance des Français doivent être dignes. Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs", lançait-il lors d'un meeting dans la Sarthe.

Selon une évaluation de la fondation Ifrap, les programmes de François Fillon et Alain Juppé sont ceux qui devraient permettre la plus forte croissance et le plus de créations d'emplois. Ce think-tank considéré comme ultra-libéral juge que le programme de François Fillon - présenté comme le plus libéral des candidats de droite - devrait permettre la création en cinq ans de 130.000 emplois, en plus des 521.000 créations d'emplois attendues à scénario économique inchangé. 

1. Un président comme Margaret Thatcher ?

Première question de Léa Salamé : "Vous président, est-ce que ce sera Margaret Thatcher à l'Élysée ?" François Fillon débute l'émission en demandant : "Pourquoi toujours comparer les choses avec des personnages qui ont vécu dans d'autres pays et il y a trente ans (...) Ce sont mes adversaires qui ont cru être désagréables avec moi qui m'ont dit que j'étais 'Thatcherien'. J'ai répondu que ça me faisait plutôt plaisir parce qu'au moins elle avait laissé la marque dans l'Histoire de quelqu'un qui avait redressé son pays. Je l'admire pour cela". 

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Il en profite pour égratigner François Hollande : "Quand on regardera l'Histoire de France et qu'on parlera de François Hollande, je doute qu'on trouve sa trace comme quelqu'un qui a redressé son pays. Avant madame Thatcher, c'était un pays qui allait plus mal que nous aujourd'hui (...) et tout ceux qui lui ont succédé ont largement profité de cela. J'admire aussi Churchill, le Général de Gaulle… C'est une femme qui a été élue trois fois". 

2. Pas de "milliers de policiers supplémentaires"

Les policiers manifestent depuis plusieurs semaines dans les rues parisiennes et demandent de meilleures conditions de travail. De nombreuses critiques sont adressées à Nicolas Sarkozy qui a supprimé durant son quinquennat 12.469 postes de gendarmes et de policiers. L'ancien chef de l'État a assuré qu'il ne regrettait pas cette décision. "On croulait sous les dettes et les déficits, il fallait faire des économies (...) Il fallait réduire les effectifs dans la fonction publique (...) La lutte contre l'insécurité n'est pas une question d'effectifs", a-t-il explique sur BFMTV. 

François Fillon, qui était le premier ministre de Nicolas Sarkozy, est aussi tenu comme responsable. Interrogé par Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT-Police, le candidat à la primaire de la droite et du centre estime que "pour payer les salaires des policiers, on emprunte de l'argent sur dix ans. Au-delà des promesses, il n'y aura jamais des milliers de policiers supplémentaires. Les effectifs sont grosso modo comparables à ceux de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne, par rapport au nombre d'habitants". 

Il ajoute : "Il faut changer assez profondément l'organisation du système. Il faut que tous les actes contre les policiers soient punis, même les plus anodins (...) Il faut redonner la notion de respect pour les forces de sécurité (...) Il faut intégrer la police municipale. Elle doit être armée, elle doit avoir des possibilités de contrôles d'identité et d'en faire une vraie police de proximité". 

3. "L'Arabie saoudite n'est certainement pas notre alliée"

"L'Arabie saoudite n'est certainement pas notre alliée", affirme François Fillon. Le candidat à la primaire Les Républicains répond aux interrogations du magistrat français Marc Trévidic. "Je considère que ce pays est pour une part à l'origine du montée de l'intégrisme au sein de l'ensemble de la communauté musulmane mondiale (...) Il faut revoir l'ensemble de notre diplomatie à l'égard des pays de cette région. Je veux qu'on parle avec tout le monde, mais en connaissance de cause et en les mettant devant leurs responsabilités.

L'ancien premier ministre veut également retirer la nationalité française aux jihadistes qui sont partis combattre en Syrie. Il estime que cette mesure a "un caractère symbolique et dissuasif", tout en précisant que "ce décret  en conseil d'État ne pourrait concerner qu'un 'nombre réduit de personnes' ayant porté les armes", comme le souligne Le Monde

4. "L'usage du cannabis sanctionné par une contravention"

Noël Mamère a interrogé François Fillon sur la légalisation contrôlée du cannabis. L'ancien premier ministre se positionne contre cette mesure. "Je propose que l'usage du cannabis soit sanctionné par une contravention quand il n'y a pas récidive. Quand il y a récidive, c'est un délit, et je suis pour la criminalisation du trafic", explique-t-il.

5. Ni Front national, ni François Hollande

François Fillon l'assure : il va gagner la primaire de la droite et du centre. Mais il souligne : "Vous avez fait un sondage qui est plutôt bon pour moi. Mais il se trouve qu'un de mes collaborateurs a été sondé, ce qui arrive très rarement. Première question : 'Pour qui votez-vous au premier tour ?' ; deuxième question : 'Pour qui votez-vous entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ?'. C'est quand même bizarre, vous avez déjà décidé avant même d'avoir dépouillé le premier tour que le deuxième tour était joué". 

Cette phrase provoque une vive réaction du public qui se met à applaudir François Fillon. "Il y a beaucoup de Français qui sont agacés que le débat soit caricaturé. Je ne voterai jamais pour le Front national et François Hollande car il ne sera pas candidat". Une nouvelle fois, le public applaudit. Et même Léa Salamé le souligne : "Les applaudissement sont rares dans cette émission". 

6. "On a fait une erreur" en Syrie

Sur le dossier de la guerre en Syrie, François Fillon reconnaît que son "gouvernement, sous l'autorité du président de la République". "Oui on a fait une erreur. Tout le monde disait que Bachar al-Assad allait sauter dans les quinze jours parce qu'on pensait qu'on était en face d'une révolution populaire comme en Égypte ou en Tunisie. On avait juste oublié un détail, c'est qu'il est soutenu par sa communauté, celle des Allaouites et les Chrétiens. C'est pour cela qu'il a réussi à se maintenir. Il a le soutien d'une partie de la population". 

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2016-10-27 23:36:37
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