Alain Duhamel : "les juges de paix dans l'affaire Bygmalion, ce ne seront pas les magistrats instructeurs, ce seront les électeurs"

REPLAY / ÉDITO - Nicolas Sarkozy a été interrogé par la justice dans le cadre de l'affaire Bygmalion ce mardi. En cas de mise en examen, il risque gros à quelques mois de la primaire.

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Alain Duhamel : "les juges de paix dans l'affaire Bygmalion, ce ne seront pas les magistrats instructeurs, ce seront les électeurs" Crédits Média : RTL | Durée : | Date :
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Nicolas Sarkozy a été entendu toute la journée de ce mardi 16 février par des juges du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Interrogé dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Bygmalion et du financement douteux de sa campagne présidentielle de 2012, l'ancien chef d'État a été mis en examen au terme de son audition pour financement illégal de sa campagne. "Ce n'est pas du tout une surprise. Elle (l'audition) est logique, elle est même fatale. L'affaire Bygmalion c'est une affaire énorme", expliquait Alain Duhamel.  

Avant la décision judiciaire, l'éditorialiste expliquait que Nicolas Sarkozy pouvait soit "être mis en examen, soit être placé sous le statut de témoin assisté" comme l'a été Jean-François Copé avant lui dans cette même enquête. La première solution aura donc été retenue par les instances juridiques bien que l'ancien président de la République soit également placé sous le statut de témoin assisté pour "les chefs d'usage de faux, escroquerie et abus de confiance". Des chefs d'accusation, directement liés à l'affaire Bygmalion

Son tempérament le pousse à redoubler d'offensive, de dynamisme

Alain Duhamel, au sujet de Nicolas Sarkozy

Ce n'est pas la première fois que l'ancien chef de l'État est inquiété par la justice. Alain Duhamel rappelle qu'il n'y a "jamais eu de condamnation judiciaire" à son égard, il juge toutefois le "calendrier catastrophique" après un weekend difficile durant lequel il a été boudé par les ténors de la droite lors du Conseil national de son parti.

Le journaliste estime toutefois que Nicolas Sarkozy a la capacité de rebondir. "Son tempérament le pousse à redoubler d'offensive, de dynamisme", indique-t-il. En fonction de la décision des magistrats, le véritable enjeu pour le président du parti Les Républicains, c'est la réaction des Français. "Les juges de paix dans cette affaire, ce ne seront pas les magistrats instructeurs, ce seront les électeurs de la primaire", conclut Alain Duhamel.

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par Alain DuhamelJournaliste RTL
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2016-02-16 19:14:00