Crash A320 Germanwings : les confidences alarmantes d'Andreas Lubitz à ses médecins

Les enquêteurs ont pu obtenir des informations sur les échanges entre le pilote suicidaire et des psychiatres.

Andreas Lubitz est le copilote responsable du crash de l'A320 de la Germanwings (illustration).
Crédit : FOTO TEAM MUELLER / AFP
Andreas Lubitz est le copilote responsable du crash de l'A320 de la Germanwings (illustration).

"Mon Dieu, je n'ai pas envie que cet homme-là soit aux commandes d'un avion". Interrogé par les policiers, un médecin reconnaît avoir eu cette pensée après avoir consulté Andreas Lubitz, l'homme qui a ôté la vie à 149 personnes en provoquant volontairement le crash du vol 9525 de la Germanwings pour se suicider. Neuf mois après ce drame, survenu le 24 mars dans les Alpes françaises, les enquêteurs sont parvenus à reconstituer les derniers jours de ce copilote allemand. Comme le révèle Le Parisien, ils ont ainsi pu découvrir les inquiétantes confidences faites par ce passionné d'aviation à ses médecins. Des informations troublantes qui confirment un penchant suicidaire qui avait déjà été évoqué.

Déjà passé par un épisode dépressif majeur en 2008, Andreas Lubitz avait de nouveau sombré à la fin de l'année 2014. Mais celui qui venait tout juste d'être engagé par la compagnie allemande craint de devoir dire adieu à son métier qui est pourtant un rêve d'enfant. Obnubilé par un trouble de la vision, l'homme apprend en effet qu'il souffre d'un début de DMLA, la dégénérescence maculaire liée à l'âge qui détériore fortement les capacités visuelles. "Comme j'ai peur de devenir aveugle et que je continue à faire une fixation sur mes yeux, je ressasse cette idée sans cesse et le stress augmente", écrit-il le 10 mars, soit 14 jours avant le crash, dans un mail envoyé à un psychiatre.

Devenu insomniaque, Andreas Lubitz réclame "d'urgence de l'aide" pour trouver le sommeil. "Je continue à passer des nuits où je ne dors pas du tout. Mon temps de sommeil maximal est de deux heures par nuit", explique-t-il.

Des recherches sans équivoque

Face à ces propos, le diagnostic du destinataire de ce mail est formel : "Soupçons de psychose menaçante". Une autre médecin confirme dans la foulée : "Suspicion de psychose. Complexe de troubles psychosomatiques". Deux arrêts de travail, couvrant la date fatidique du 24 mars, sont alors délivrés. Mais ils ne seront jamais communiqués à la compagnie aérienne qui n'a pas les moyens d'être informée, secret médical oblige.

Les investigations ont également permis d'établir que le jeune homme s'est renseigné quelques jours avant la tragédie sur des méthodes pour mettre fin à ses jours. Le 18 mars, sur Google, il recherche : "Quantité de somnifères pour provoquer la mort" et "mort la plus rapide". À cette occasion, il se renseigne aussi sur des produits tels que le cyanure et le valium. Le lendemain, 19 mars, il tape cette requête : "Suicide train". Puis le lendemain, il finit par se rapprocher de son idée finale et tape : "Code porte cockpit". Quelques jours plus tard, Andreas Lubitz profite d'une absence de son commandant de bord pour s'enfermer dans la cabine et précipiter l'Airbus A320-211 contre une montagne de Prads-Haute-Bléone.

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Crash A320 Germanwings : les confidences alarmantes d'Andreas Lubitz à ses médecins
Les enquêteurs ont pu obtenir des informations sur les échanges entre le pilote suicidaire et des psychiatres.
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2016-01-27 22:22:37
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