2 min de lecture Université

Blocage des universités : "Le risque que les choses s'enflamment" redouté

INVITÉ RTL - Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d'université, défend la prise de décision des présidents d'université, après que celui de l'université Paris 1 a formulé une demande d'intervention policière lundi 9 avril.

Marc-Olivier Fogiel L'Invité de RTL Soir Marc-Olivier Fogiel
>
Blocage des universités : Gilles Roussel évoque "le risque que les choses s'enflamment" Crédit Image : ALAIN JOCARD / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
studio-rtl
La rédaction numérique de RTL

Situation particulièrement tendue sur le site universitaire de Tolbiac, à Paris, que des étudiants bloquent pour protester contre le projet de loi réformant le processus d'entrée à l'université. La situation a conduit Georges Haddad, le président de l'université Paris 1 située à Tolbiac, à faire appel à l'intervention des forces de l'ordre. Si l'appel n'a pas été suivi par la police, il est révélateur d'une situation instable.

"Chaque fois que les présidents d'université considèrent que la sécurité dans les établissements n'est plus assurée, il est de leur devoir de faire intervenir les forces de l'ordre et d'assurer la sécurité des personnes", affirme Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d'université, invité de RTL Soir ce mercredi 11 avril.

"Il y a toujours le risque que les choses s'enflamment (...) mais je fais confiance à mes collègues. Quand ils demandent l'intervention des forces de l'ordre, en général, ce n'est pas à la légère et ils évaluent complètement la situation", assure Gilles Roussel.

À lire aussi
Eric Zemmour éducation nationale
Parcoursup : "Non à la sélection, vive la sélection !", clame Éric Zemmour

Quatre universités totalement bloquées en France

Au niveau national, le président de la conférence des présidents d'université dépeint "des situations qui sont difficiles à évaluer". "Il y a quatre universités aujourd'hui qui sont complètement bloquées - celle de Montpellier, celle de Toulouse, de Paris 8 et Rennes 2, énumère-t-il. (...) Il y a des endroits, par exemple à Strasbourg aujourd'hui, où la fac a été débloquée", énumère Gilles Roussel.

À la fac de Montpellier, des individus ont saboté les serveurs qui auraient permis de passer des examens en ligne. "Là, la situation est beaucoup plus compliquée pour les présidents d'université vu que ce ne sont plus des étudiants venus là débattre sagement", explique Gilles Roussel.

Emmanuel Macron parle, lui, de "manipulation politique". "Je pense qu'il y a un certain nombre d'étudiants qui, légitimement, expriment leurs opinions, nuance le représentant des présidents d'universités. Ils ne sont pas manipulés. En revanche, sur certains sites, il y a une vraie volonté de blocage et de casser l'outil de l'université (...), une vraie volonté politique d'empêcher les gens de travailler".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Université Blocage Paris
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7792980863
Blocage des universités : "Le risque que les choses s'enflamment" redouté
Blocage des universités : "Le risque que les choses s'enflamment" redouté
INVITÉ RTL - Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d'université, défend la prise de décision des présidents d'université, après que celui de l'université Paris 1 a formulé une demande d'intervention policière lundi 9 avril.
http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/blocage-des-universites-le-risque-que-les-choses-s-enflamment-redoute-7792980863
2018-04-11 19:42:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/PCqJf3bhvlYUY6gedP0vQg/330v220-2/online/image/2018/0411/7792981064_un-etudiant-devant-les-grilles-du-site-tolbiac-de-l-universite-paris-1-bloque-depuis-15-jours-le-11-avril-2018.jpg