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Laurent Blanc durant le France Paraguay le 28 juin 1998
Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP
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Un duel face au Paraguay pour une place en quarts : comme un air de déjà-vu pour les Bleus. Vingt-huit ans après une opposition irrespirable à Bollaert, la France retrouve samedi 4 juillet l'Albirroja en huitièmes de finale de la Coupe du monde. La même affiche que celle disputée le dimanche 28 juin 1998 à Lens, achevée sur le premier but en or de l'histoire.
Ce but, inscrit à la 114ᵉ minute, actant la fin du match, est signé Laurent Blanc. "Ça a été une après-midi chaude en termes de thermomètre, mais aussi difficile en termes footballistiques parce qu'on n'arrivait pas à faire en sorte que notre domination soit réelle. On n'arrivait pas à marquer ce but-là qui nous permettait de nous qualifier", se souvient l'ex-international français, au micro de RTL ce vendredi 3 juillet, qui raconte une "journée pénible et difficile" mais qui s'est finalement bien terminée.
"Quand je vois que le ballon va toucher David Trezeguet et qu'il est dos au but, je me dis que ce garçon-là, qui est tellement très intelligent dans cette surface de réparation, il va comprendre qu'il faut qu'il me fasse la passe parce que je suis assez bien démarqué. Et c'est ce qu'il a fait", se remémore le champion du monde.
À l'époque, il existait cette règle, aujourd'hui disparue, du but en or : une équipe marque pendant les prolongations et le match s'arrête. Contre le Paraguay en 1998, Laurent Blanc a été le premier autour d'un tel but en Coupe du monde. Une règle qu'il n'appréciait guère. "Je trouvais ça un petit peu dur d'encaisser un but et de ne plus pouvoir revenir au score", souffle-t-il.
Une règle qui a néanmoins permis à la France de se sortir du piège du Paraguay, grâce à la passe décisive de David Trezeguet, et alors même que Laurent Blanc est défenseur central. "À ce stade du match, il n'y a qu'une équipe qui attaque, c'est la nôtre. Il n'y a qu'une équipe qui défend, c'est le Paraguay. Et ils ne jouent même plus avec des attaquants. Donc j'ai dit à Marcel [Desailly] et à Lilian [Thuram], vous deux, ça suffit amplement pour défendre", raconte le joueur. Il voulait "essayer d'être au bon endroit, au bon moment".
Selon Laurent Blanc, cette victoire au forceps a joué un rôle dans la construction de la victoire finale. "Des matchs difficiles dans la dureté, dans l'adversité, je pense, durcit et regroupe vraiment l'équipe", considère-t-il. "Ça nous a vraiment mis dans le bon chemin. Ça nous a fait prendre conscience qu'on pouvait arriver loin dans cette Coupe du monde."
Pour ce France-Paraguay version 2026, l'ancien joueur estime qu'"il ne faut pas avoir peur". "Je pense que pour le moment, c'est nos adversaires qui ont peur. À nous de ne pas être trop confiants", lance-t-il, à l'adresse des Bleus. "Il faut jouer ce match à fond, sans réfléchir."
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