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Fair-play financier : libre de ses sanctions, que peut faire le PSG cet été ?

REPLAY - Les sanctions du fair-play financier, qui ne devraient plus contraindre le PSG dans les prochains jours, ne permettront pas au club de la capitale de refaire de grandes folies.

Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et son propriétaire le prince  Tamim bin Hamad Al-Thani, le 30 mai 2015 au Stade de France
Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et son propriétaire le prince Tamim bin Hamad Al-Thani, le 30 mai 2015 au Stade de France
Le PSG ne devrait plus être sanctionné par le fair-play financier de l'UEFA
03:13
Julien Quelen
Julien Quelen

L'UEFA, qui avait entretenu le flou quant aux décisions concernant les sanctions du PSG, devrait bel et bien les alléger, au point même de les faire disparaître selon L'Équipe et Étienne Moatti. Le journaliste du quotidien sportif national révèle que le club de la capitale ne sera plus entravé sur le marché des transferts par le fair-play financier, après que son statut a évolué pour devenir un club aux ressources suffisantes par rapport aux dépenses qu'il entend réaliser. 

Limitée à 60 millions d'euros, l'enveloppe du PSG pour le mercato estival pourra donc être plus conséquente et le nombre de joueurs inscrits en Ligue des champions reviendra à 25, tandis que l'encadrement de l'UEFA l'avait réduit à 21 la saison dernière. Une liberté rendue par l'instance européenne qui récompense le comportement du triple champion de France en titre. 

L'UEFA a récompensé le travail des dirigeants parisiens

"Le Paris Saint-Germain était un peu le cancre de la classe européenne et en l'espace d'une saison, il est devenu le bon élève de l'Europe. En plus des sanctions évoquées, il y avait obligation d'avoir des comptes à l'équilibre en fin de saison prochaine. Comme Paris a très bien travaillé, les comptes équilibrés ont été fournis au 30 juin, ce qui a poussé l'UEFA à être clémente en levant les deux principales sanctions qui pesaient sur le club", explique ainsi Étienne Moatti. 

Le PSG devra encore présenter des comptes équilibrés, donc il ne peut pas faire n'importe quoi

Étienne Moatti, journaliste à L'Équipe

Invité à s'exprimer dans RTL Grand Soir, le journaliste de L'Équipe tempère toutefois les ardeurs que pourrait entretenir le PSG à l'idée de pouvoir de nouveau dépenser sans compter. En réalité, si l'encadrement est effectivement levé, l'épée de Damoclès reste suspendue au dessus des dirigeants parisiens. "Le PSG devra encore présenter des comptes équilibrés à la fin de la saison qui démarre donc il ne peut pas faire n'importe quoi. Maintenant il a une marge de manœuvre qui est beaucoup plus importante parce qu'il peut produire des recettes".

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Des recettes, qui peuvent être liées à de nouveaux contrats de sponsoring ou encore à la billetterie (le PSG a déjà annoncé une augmentation du prix des places au Parc des Princes), et qui permettront donc au club de la capitale de pouvoir faire le mercato qu'il souhaite. Vraiment ? 

Les rêves semblent évanouis

À l'heure de se renforcer pour atteindre l'objectif initial du projet qatari, à savoir remporter la Ligue des champions, peu de noms correspondent à cette ligne de conduite. Naturellement, celui de Lionel Messi sort en première position du chapeau, mais l'hypothèse n'est pas crédible. Cristiano Ronaldo ? Si l'idée n'est pas aussi farfelue que pour l'Argentin, les récentes déclarations de bonheur du Portugais ne laissent guère d'espoir. Paul Pogba ? Cela reste la piste la plus réalisable à l'heure actuelle, mais la Juventus a fait savoir sa volonté de le garder  encore une saison et le joueur ne semble pas emballé à l'idée de revenir en France pour jouer en Ligue 1. 

Que reste-t-il donc à un PSG qui peut enfin satisfaire son appétit maintenant qu'il n'est plus boulimique ? Aucun nom aussi clinquants. Angel Di Maria, qui est le dossier prioritaire des dirigeants, a toutefois beaucoup plus de chance de rejoindre le club que lorsque le fair-play financier ne laissait pas d'autre option que la proposition d'un prêt payant. En termes de besoin sportif, le joueur de Manchester United correspond, puisque les milieux excentrés sont les postes du secteur offensif qui pourraient être rapidement à pourvoir. Enfin, le club de la capitale pourrait relancer les discussions avec Kevin De Bruyne (Wolfsburg) ou Felipe Anderson (Lazio), auteurs d'une saison remarquée sur le Vieux-Continent. 

Un mercato plus utile que "bling-bling"

Vraisemblablement, le PSG ne posera pas 150 millions sur la table comme il avait projeté de le faire à chaque marché des transferts (sur une période de 3 à 5 ans) lors de l'arrivée des Qataris. Sans grande star disponible cet été, le club de Nasser Al-Khelaïfi doit donc se concentrer sur les postes qui ne nécessitent pas forcément de se présenter à la table des négociations avec un chèque en blanc. Outre le milieu offensif qui devrait être la principale dépense du club, c'est le secteur défensif qui devrait être renforcé dans les prochaines semaines. 

Peu convaincants lors de la précédente saison, les latéraux Lucas Digne et Gregory van Der Wiel ont poussé les dirigeants à leur chercher des remplaçants crédibles. La piste Dani Alves éteinte, le PSG se concentrerait d'avantage sur le recrutement de jeunes joueurs aux profils prometteurs, comme l'étaient ou le sont encore les deux actuels défenseurs de côté parisiens. Enfin, un gardien, Kevin Trapp (Francfort) serait sur le point de s'engager à Paris pour un montant qui reste à déterminer mais qui avoisinerait les 10 millions d'euros. Le genre de transfert diététique pour lequel le PSG devrait opter pendant les vacances. 

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