2 min de lecture Économie

Netflix est le "bienvenu en France", selon des cinéastes

Les cinéastes de l'Arp ont déclaré que le géant américain de vidéo en ligne, Netflix, était le "bienvenu" à condition de ne pas "brader les œuvres".

Le QG de Netflix, en Californie, en avril 2011. (archives)
Le QG de Netflix, en Californie, en avril 2011. (archives) Crédit : Ryan Anson / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les cinéastes de l'Arp, dont font partie notamment les réalisateurs Michel Hazanivicius, Claude Lelouch ou Costa Gavras, ne s'opposent pas à l'arrivée de Netflix en France. Mais à la condition que le géant américain de vidéo en ligne "ne brade ni nos oeuvres ni nos règles collectives", écrit  la société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs dans un communiqué.

"Netflix est bienvenu en France pour en devenir un nouveau diffuseur mais seulement dans le respect d'un équilibre bénéfique à la pérennité de la création", écrit le conseil d'administration de l'Arp. L'association souligne par ailleurs "l'urgence de la réforme de la chronologie des médias pour les services de vidéo à la demande par abonnement (SVOD)".

Il n'est pas question de leur fermer la porte mais de les sensibiliser à l'intérêt pour eux de participer à notre écosystème.

Aurélie Filippetti
Partager la citation

La chronologie des médias régit en France l'ordre et les délais dans lesquels une oeuvre est diffusée. Elle l'est d'abord dans la salle de cinéma pendant quatre mois avant une sortie DVD, puis sur les chaînes à péage, les chaînes en clair et enfin la sortie en vidéo à la demande par abonnement (SVOD), 36 mois après le cinéma. Deux rapports récents (Lescure et Bonnell) ont proposé de rendre l'offre SVOD disponible après 18 mois, sous conditions, à l'heure justement de l'arrivée des nouveaux grands acteurs d'internet.

Lundi 24 mars, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a reçu des dirigeants de Netflix, qui doit arriver en France à l'automne. "Je ne m'oppose pas à l'arrivée de Netflix chez nous. Il n'est pas question de leur fermer la porte mais de les sensibiliser à l'intérêt pour eux de participer à notre écosystème. Il faut avoir une vision globale, industrielle de l'ensemble de la filière", a préconisé Aurélie Filippetti dans un entretien ce mardi 24 mars au Figaro.

À lire aussi
Arnaud Montebourg
"Love story" avec Filippetti : Montebourg va attaquer "Paris-Match"

L'Union des producteurs de films a demandé de son côté à la ministre de rester ferme face à Netflix. "Il n'est pas question ni d'assouplir, ni de marchander, ni d'aménager les lois et règles construites et voulues par le législateur et les accords interprofessionnels pour organiser l'arrivée d'une concurrence frontale autant que déloyale de groupes internationaux", écrivait l'UPF lundi 23 mars.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Économie Info Culture
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants