2 min de lecture

Taylor Swift engage des démarches pour protéger sa voix contre les dérives de l'IA

Taylor Swift a engagé des démarches pour faire protéger sa voix comme marque déposée aux États-Unis. Une initiative qui illustre les inquiétudes croissantes des artistes face aux usages de l’intelligence artificielle, notamment lorsqu’elle permet d’imiter une voix ou de détourner une image sans autorisation.

Taylor Swift lors des Grammy Awards le 2 février 2025

Crédit : Frazer Harrison / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Eléonore Aparicio

Taylor Swift a engagé des démarches auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle pour faire protéger sa voix comme marque déposée. Une initiative qui s’inscrit dans un contexte de forte inquiétude autour des contenus générés par intelligence artificielle, et qui rappelle la démarche similaire entreprise récemment par l’acteur Matthew McConaughey.

La chanteuse a déposé auprès de l’United States Patent and Trademark Office, l’USPTO, deux signatures sonores. Dans les deux cas, on entend la formule "Hey, it’s Taylor", suivie d’une annonce autour de son dernier album, The Life of a Showgirl, sorti début octobre. Parmi les pièces transmises vendredi à l’USPTO figure aussi une photo de l’artiste sur scène, repérée d’abord par l’avocat spécialisé en propriété intellectuelle Josh Gerben.

Taylor Swift confrontée aux dérives de l’IA et à la désinformation

À ce stade, les documents déposés ne précisent pas l’objectif exact de cette demande. Contactée par l’AFP, l’attachée de presse de Taylor Swift n’a pas répondu dans l’immédiat. La question de l’intelligence artificielle n’est pas nouvelle pour la star américaine. En septembre 2024, elle avait dénoncé la publication, sur le site officiel de campagne de Donald Trump, d’une fausse image la montrant en train d’appeler à voter pour le candidat républicain. "Cela a avivé mes craintes liées à l'IA et au danger de la désinformation", avait alors commenté Taylor Swift sur Instagram. 

En janvier dernier, Matthew McConaughey avait lui aussi entrepris une démarche comparable auprès de l’USPTO, présentée comme un moyen de se prémunir contre l’utilisation abusive de sa voix par des modèles d’intelligence artificielle. Les progrès récents de ces technologies permettent désormais de reproduire une voix en quelques secondes à partir d’un simple extrait audio, là où il fallait encore, il y a peu, de longs enregistrements et plusieurs jours de travail.

Les artistes de plus en plus préoccupés par l’essor de l’IA

Dans ce contexte, de plus en plus d’artistes s’alarment de l’exploitation non autorisée de leur image ou de leur voix par des plateformes d’IA. Plusieurs États américains ont adopté des lois pour encadrer ces usages, mais beaucoup ne visent que les cas malveillants ou commerciaux. Quelques textes vont plus loin, comme l’ELVIS Act, adopté dans le Tennessee en 2024, qui offre une protection plus large.

Pour l’instant, peu de personnalités ont choisi la voie judiciaire. Le cas le plus emblématique reste celui de Scarlett Johansson, qui avait attaqué en 2023 l’application Lisa AI, accusée d’avoir créé sans son accord un avatar à son image pour une publicité.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info