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"On est tous des voleurs" : sur RTL, Jean-Michel Jarre estime que l’IA générative est un outil "neutre" qui "moissonne" autant que les artistes

Le musicien et compositeur français était l'invité de RTL ce mardi 21 avril, première journée du Festival mondial du film d'intelligence artificielle à Cannes.

Jean-Michel Jarre, le 4 septembre 2019

Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP

Jean-Michel Jarre est face à Marc-Olivier Fogiel

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Juliette Vignaud

Jean-Michel Jarre est l'ambassadeur du WAIFF, Festival mondial du film d'intelligence artificielle à Cannes, ces 21 et 22 avril. "Ce festival est une sorte de moment historique. Cela rappelle un petit peu le début des Frères Lumière, c'est-à-dire le moment où il y a une révolution technologique qui apparaît qui va bouleverser le monde de l'image", souligne le musicien, auteur-compositeur et producteur, au micro de RTL ce mardi 21 avril.

"Certaines œuvres sont hybrides et d'autres créées à 100% grâce aux algorithmes d'intelligence artificielle. Elles sont absolument extraordinaires et différentes de ce qu'on pourrait faire sans intelligence artificielle", explique-t-il. "Dans quelques années, on s'apercevra que les années 2020 étaient l'âge d'or de l'IA", assure Jean-Michel Jarre, parlant de "l'émergence de nouveaux modes d'expression". 

"Il ne faut pas confondre l'outil et l'usage"

"Il ne faut pas confondre l'outil et l'usage", dit-il, en réponse aux reproches des artistes qui craignent d'être spoliés de leurs créations. "C'est un outil qui est neutre, la piraterie et les faussaires existaient avant l'électricité et existeront après l'IA", assure-t-il. "La peur de l'innovation est une constante dans l'Histoire." 

Et de saluer : "Une opportunité aussi importante que la découverte de l'électricité." Selon l'artiste, l'IA va "forcément générer de nouveaux genres musicaux, cinématographiques" car elle permet de "moissonner" dans le big data. "C'est au fond le propre d'un artiste. On est tous des voleurs, on moissonne ce qu'on entend, ce qu'on regarde, ce qu'on lit, et ce qui compte, c'est la spécificité de ce qu'on en fait."

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Certains artistes craignent un pillage de leur droit, alors que l'IA s'inspire de leurs œuvres sans les rémunérer. Le musicien français de 77 ans reconnaît qu'ils devraient être considérés comme des "partenaires commerciaux" avec les sociétés d'intelligence artificielle, et non comme des "fournisseurs de données". Et de justifier : "On ne pourra pas utiliser la philosophie du droit d'auteur telle qu'on l'a définie car l'IA ne connaît plus l'origine de ce qu'elle source."

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