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La Philharmonie de Paris consacre une exposition à Beethoven

Beethoven est la star de la Philharmonie de Paris avec une exposition qui mélange musique et visuels. Le compositeur y est présenté comme une rock star dont on s'inspire encore aujourd'hui.

L'affiche de l'exposition "Ludwig Van : le mythe Beethoven" à la Philarmonie de Paris
L'affiche de l'exposition "Ludwig Van : le mythe Beethoven" à la Philarmonie de Paris
La Philharmonie de Paris consacre une exposition à Beethoven
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Charlotte Latour

Né en 1770, mort en 1826, Ludwig Van Beethoven est une icône, un mythe, et ces mots prennent tout leur sens à la découverte de l'exposition de la Philharmonie de Paris où il est présenté presque comme une rock star. Ce n’est pas étonnant que cette exposition envahisse l’espace qui, il y a peu, abritait la rétrospective sur David Bowie.

La première salle de l’exposition nous plonge au milieu de plusieurs écrans où se succèdent aussi des sketches d’humoristes, de Desproges à Jean Yanne en passant par les Deschiens. De quoi nous montrer que Beethoven est partout mais on comprend vite que le compositeur n’est pas qu’un produit de marketing, il est aussi un mythe.

Colin Lemoine, un des commissaires de l'exposition, explique que le handicap de Beethoven est comme une "chance" : “Je crois que Beethoven incarne deux choses. À la fois le héros qui va réussir à sublimer le destin qui l'accable mais aussi le héros maudit frappé par la surdité. C'est la malédiction et la chance de Beethoven”. Il est vrai que Beethoven perd l’audition à 28 ans et que cela se dégrade jusqu’à ce qu’il devienne complètement sourd. Mais plus il s’enferme dans la maladie, plus ses œuvres deviennent sauvages et viscérales, comme si elle avait libéré le génie en lui. 

Une rock star du XIXème siècle

Ses contemporains ont conscience de son génie : il est très courtisé de son vivant et le jour de sa mort à Vienne, en mars 1827, les écoles sont fermées pour ses funérailles et pas moins de 30 000 personnes font le déplacement. L’écrivain Romain Rolland dit même “Jamais Empereur d’Autriche n’eut de funérailles telles que lui”. On lui voue un culte : on garde des mèches de cheveu, un morceau de son parquet, ses bâtons de marche… Autant d’objets qui sont présentés dans l’exposition aux côtés des cornets acoustiques qu’il utilisait, prêtés par sa maison natale à Bonn.

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Mais le clou du spectacle est une installation contemporaine, une création de Samuel Aden. Vous vous bouchez les oreilles, vous avez devant vous un grand mur gris, quelques tiges de laiton courbées sur lesquelles vous plaquez votre menton, votre front, ou votre poignet… Et là, surprise, vous n’allez pas entendre la musique mais la ressentir. Elle est diffusée par résonance osseuse, c’est comme si on entendait intérieurement, par le biais de la vibration, une sorte d’écoute mais sans l’ouïe. Le son est diffusé à travers le squelette et voyage jusqu’au nerf auditif.

En tout cas pas besoin d’être un mélomane averti, l’expo est pour tout le monde, c’est là le grand talent de l’équipe de la Philharmonie, il y a un matériel immense mais on n’est pas noyé dans trop de documents : c’est un espace où cohabitent la musique, l’audiovisuel, la peinture, la sculpture. Une expo vivante qui se tient jusqu’au 29 janvier à la Philharmonie, porte de Pantin à Paris. 

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