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"Royal Baby" : autrefois intrusive, la presse britannique se tient à distance

Kate Middleton, accompagnée du prince William, a été admise à la maternité, ce samedi 2 mai. Autrefois sans gêne, la presse britannique se tient à distance de la famille royale. Une réserve observée depuis la mort de Diana.

Le Prince William et sa femme Kate Middleton sont deux heureux parents depuis la naissance de George en juillet 2013
Le Prince William et sa femme Kate Middleton sont deux heureux parents depuis la naissance de George en juillet 2013
Crédit : LEON NEAL / AFP
AFP & Charlie Vandekerkhove

Comme le veut la tradition, c'est sur le perron de l'hôpital St Mary de Londres que le Prince William et son épouse Kate présenteront leur deuxième enfant, dont la naissance est imminente puisque Kate Middleton a été admise à l'hôpital. Comme le veut la tradition également, les flashs des photographes crépiteront pendant de longues minutes. Puis la presse se retirera pour de longs mois, à distance de la "Royal family". Car depuis la mort de la princesse Diana en 1997 dans un accident de voiture à Paris, où elle était harcelée par des paparazzis, elle couvre l'actualité royale avec beaucoup de distance.

"Les gens ont peut-être une idée un peu obsolète de la meute de correspondants royaux. Ils pensent qu'on continue à se cacher dans les buissons comme il y a vingt-cinq ans. La réalité c'est que la presse britannique est devenue très respectueuse envers la famille royale, frileuse même", souligne Richard Palmer, correspondant royal pour le Daily Express cité par l'AFP.

Des tentatives vite découragées

Une frilosité observée avec le premier enfant du couple, George, qui fêtera bientôt ses deux ans. Hormis quelques rares photos très officielles, l'intimité du bambin est en effet parfaitement respectée. Les quelques tentatives d'intrusion qui peuvent encore subsister sont vite découragées : soupçonné de suivre le petit George et sa nounou espagnole dans les parcs de Londres, un photographe a reçu récemment une mise en demeure des parents. "Les photos de paparazzi se vendent en Europe ou aux Etats-Unis mais plus ici. Beaucoup de photographes ont perdu un moyen de faire de l'argent", souligne Judy Wade, correspondante royale du magazine Hello! également interrogée par l'AFP.

Dans les années 80, les frasques de la royauté faisaient pourtant le fond de commerce de la presse britannique à scandale. Mais depuis 1997, traquer la famille royale est devenu impossible car unanimement jugé indécent. Plus récemment, le scandale des écoutes téléphoniques, en 2011, a conduit à la fermeture du tabloïd News of the world et à la mise sous verrous de plusieurs journalistes, reconnus coupables d'avoir piraté les boîtes vocales de Kate et William. Ces condamnations ont achevé de convaincre la presse britannique que les temps avaient changé. Depuis, l'actualité royale est surtout commentée sous un angle positif, voire révérencieux.

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