8 min de lecture Divertissement

Coronavirus en Alsace : "C'est une hécatombe" selon Delphine Wespiser

Vivant à Mulhouse, une ville d'Alsace durement touchée par le Covid-19, Delphine Wespiser témoigne avec émotion au sujet des victimes du virus...

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Coronavirus en Alsace : "C'est une hécatombe" selon Delphine Wespiser Crédit Image : SEBASTIEN BOZON / AFP | Crédit Média : Germain Sastre | Date :
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Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Retrouvez Stéphane Bern et la bande de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Pour commencer, parlons d’un immense personnage qui est dans son domaine l’équivalent de ce qu’est Bach pour la musique, Baudelaire pour la poésie, Hugo pour la littérature ou Molière pour le théâtre, un géant donc, dont tout le monde connaît le nom mais dont on sait finalement assez peu de choses.

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Ce qu’on sait peu, par exemple, de cet homme né en 1822, normalien, enseignant et chercheur après avoir passé son doctorat de chimie, ses premiers travaux portent sur la question de la fermentation du vin et de la bière, notamment. On ne se souvient pas toujours qu’à la demande de Napoléon III, il s’est consacré aux maladies des vers à soie. Et c’est d’ailleurs en mettant au point les mesures pour protéger les vers des infections, qu’il prend conscience de l’importance de l’hygiène. 

On vous demande aujourd’hui, pour vous protéger du virus, de ne pas serrer la main de ceux que vous rencontrez. En ce domaine, il était un précurseur. Il ne serrait jamais la main de personne, quitte à paraître un peu froid.

On ignore souvent qu’il fut cerné par la mort des siens. Il perdra trois de ses 5 enfants. Trois filles. Tragédie terrible pour un homme qui se passionne pour la vie  et ses mécanismes et qui est ainsi poursuivi par la mort.

Ce qu’on connaît mieux, c’est l’affaire de Maisonsgoutte, du nom de cette commune du Bas-Rhin, dont est originaire un jeune garçon du nom de Joseph Meister. Nous sommes le 4 juillet 1885. L’enfant est sévèrement mordu par un chien alors qu’il rentre de l’école. A la demande des médecins, on lui administre un traitement antirabique pendant 10 jours. Il sera sauvé.

C’est la gloire pour notre savant. Gloire nationale et internationale. Il ne peut plus accueillir assez de monde, dans son cabinet de la rue d’Ulm. D’où l’idée d’un espace plus grand qui serait consacré à la recherche et aux soins de la rage. L’établissement sera inauguré en 1888. Il est aujourd’hui un des fleurons français de la recherche.


L'homme a été académicien, grand officier de la Légion d’honneur reconnu et célébré dans le monde entier. Il a été extrêmement populaire pendant sa vie et après sa mort et pourtant, pendant toute son existence, il devra faire face au mépris des médecins…

La réponse : Louis Pasteur.

Au téléphone : Erik Orsenna, écrivain et académicien. Il occupe notamment le fauteuil n°17 qui fut celui de Louis Pasteur. Erik Orsenna lui a également consacré un livre intitulé La vie, la mort, la vie publié en 2015 chez Fayard.

"La vie, la mort, la vie" d'Erik Orsenna (Fayard)
"La vie, la mort, la vie" d'Erik Orsenna (Fayard)

Énigme n°2

Il est maintenant question d'une épreuve sportive ! Les embûches terribles auxquelles elle soumet ses participants et le cadre "glamour" dans lequel elle se déroule lui assurent une belle renommée depuis 1929.


Cette année-là, un ingénieur des rives de la Méditerranée se voit confier une mission délicate : accueillir sur un territoire très restreint - plus petit que Central Park à New York -, l'une des plus grandes compétitions sportives au monde. Et non seulement l'espace est limité, mais en plus il est envahi de constructions.


Qu'à cela ne tienne : Toute la population se mobilise, on fait disparaître pavés et tramways et la première course a lieu il y a pile 91 ans, le 14 avril 1929. Et elle devient vite une référence dans sa catégorie.

Il faut dire que son tracé sinueux, étroit et bordé de rails métalliques demande une incroyable dextérité. À plusieurs reprises, des coureurs ayant perdu le contrôle ont même fini dans les eaux du port !


À l'heure où règnent les ordinateurs, où la technologie nous fait approcher, chaque jour un peu plus, du "risque zéro", on dit qu'il s'agit de la dernière "course d'hommes". C’est à dire une épreuve dans laquelle seul le talent fait la différence.

Ici, il est quasiment impossible de doubler ses adversaires, rien ne sert d'avoir une monture trop rapide, les champions qui montent sur le podium à la fin sont ceux qui se révèlent les plus endurants et les plus tacticiens.

C'est un surdoué brésilien qui détient le record du nombre de victoires : 6, dont 5 d'affilées entre 1989 et 1993. Mais les français n'ont pas à rougir : ils sont plusieurs à avoir sabrer le champagne, dont l’oncle de l'acteur Jean-Louis Trintignant !



En 91 ans, malgré les nombreux virages, la vitesse moyenne lors de notre épreuve est tout de même passée de 80… à plus de 150 km/h !  

Réponse : Le Grand Prix de Monaco (Formule 1).

Au téléphone : Christophe Pacaud, présentateur de RTL Petit matin Weekend, journaliste sportif, il commente chaque année le Grand Prix de Monaco.

Énigme n°3

Ce n’est pas parce qu’on est confinés qu’on ne peut pas voyager ou par l’esprit ou par le cœur. Et j’ai envie de vous entraîner dans une des plus belles régions de France et  dans l’une des villes les plus célèbres de cette région, ville qui a cette particularité d’être la ville de France qui compte la plus forte proportion de personnes de moins de 30 ans.

C’est également la ville d’Alfred Dreyfus, le célèbre capitaine. Et c’est la première de sa région à avoir reçu, en 2008, le label de ville d’art et d’histoire. Et vous allez comprendre pourquoi…

La ville est construite sur un territoire traversé par deux rivières, l’Ill et la Doller et l’eau fut très vite utilisée pour faire tourner les moulins des meuniers. D’ailleurs, le nom de cette ville signifie "La maison du meunier".

Ce qui n’était qu’un village se transforme rapidement en ville et devient même après le traité de Westphalie en 1648, qui met fin à la guerre de 30 ans et redessine la carte de l’Europe lui confère le statut de République indépendante, statut qu’elle gardera jusqu’à son rattachement à la France en 1798.

Très tôt, la ville, et c’est une des forces de son patrimoine, devient un fleuron de l’industrie. On la surnommera même la "Manchester française", la ville aux 100 cheminées, tant l’industrie, notamment textile y est florissante.

Rattachée à l’Allemagne après la guerre de 1870 puis redevenue française en 1918, cette ville, on ne peut plus européenne, puisqu’elle se situe aux confins de l’Allemagne et de la Suisse est aujourd’hui la plus importante du Haut-Rhin. Mais avez vous trouvé de quelle ville il s’agit ?

Réponse : Mulhouse.

Au téléphone : Delphine Wespiser, Miss France 2012 et originaire de Mulhouse.

Pendant l'émission ce matin, l'ex-Miss qui vit près de l’hôpital de Mulhouse, a témoigné avec émotion au sujet du Covid-19 qui a durement touché Mulhouse et toute sa région : "Quand vous vivez près de l'hôpital, vous entendez les avions militaires, les ambulances, il y a les hélicoptères qui passent, donc c'est compliqué. Et si aujourd'hui les hôpitaux alsaciens disent que ça va un peu mieux, je pense surtout que ça va un peu moins mal. Ils ont une tolérance beaucoup plus grande que nous" raconte-t-elle.

"C'est vrai qu'en Alsace on est particulièrement touché, c'est une hécatombe, et tous les jours j'entends des gens que je connaissais qui sont morts, qui n'avaient pas de problème de santé particulier. Chaque jour c'est un nouveau nom et c'est assez terrible. Hier encore, il y a eu l'annonce de Bernard Stalter [NDLR : président de la Chambre des métiers de France]. C'était une personne formidable..." explique Delphine Wespiser avant de conclure : "A la suite de ce confinement je vais aller à une dizaine de commémorations parce que c'est une hécatombe en Alsace".

Nous vous proposons de découvrez la séquence dans son intégralité en début d'article...

Énigme n°4

Enfin, devinez une expression qui vient de la mythologie grecque...

Nous sommes dans une partie de la Grèce qu’on appelle la Phrigie. Il y a là un roi Midas qui règne sur son royaume. Il est toujours bien mis, il adore faire la fête, mais il n’est pas très très futé.

Il se trouve que non loin de son royaume, dans la forêt, se promène Dionysos et son cortège. Dionysos, le Dieu de la fête, du vin et de la musique. C’est le fils de Zeus. Comme sa mère est morte brûlée, Zeus a récupéré le fœtus et l’a gardé dans sa cuisse. D’où l’expression puisque Zeus en Grèce est devenu Jupiter pour les Romains : "Sortir de la cuisse de Jupiter".

Il y a donc Dionysos et non loin encore celui qui l’a élevé à la demande de Zeus, c’est Silène. Mais voilà que Silène qui a un peu bu tombe de son âne et s’endort dans la forêt. C’est là que le récupèrent des paysans qui ignorent qui il est. Les paysans le ligotent, il a beau protester, leur dire "Mais vous ne savez pas qui je suis", ils s’en moquent et ils le transbahutent jusqu’au Palais de Midas. Par chance, Midas le reconnaît. Et pour se faire pardonner, il l’accueille et donne, en son honneur, dix jours et dix nuits de fêtes.

Et quand Silène s’en va rejoindre Dionysos, Midas l’accompagne. Il se dit qu’il pourra peut-être demander une faveur à ce Dieu. Le voici donc devant Dionysos qui accepte de réaliser un de ses vœux, mais lequel ? Midas lui demande de le doter d’un pouvoir extraordinaire : Transformer tout ce qu’il touche en or ! "Tu es sûr lui ?" demande Dionysos qui pressent la catastrophe. "Certain" lui répond Midas.


Et Dionysos accepte finalement et réalise ce vœu. Le roi retourne chez lui. Fasciné par ce pouvoir et cette richesse incommensurables. Tout se transforme en or : Les arbres, les fleurs, les oiseaux. Incroyable, formidable. Jusqu’à ce que Midas veuille manger ou boire. Ou serrer ses filles contre lui. Hélas là aussi, tout se transforme en or. Les boissons, les viandes, ses enfants. Midas se rend compte qu’il va mourir de faim, de soif et de solitude.


Il revient donc voir Dionysos et le supplie de lui retirer ce pouvoir. Le Dieu après lui avoir fait la leçon accepte. Mais pour retirer ce pouvoir, il faut qu’il aille se laver, se purifier dans un fleuve. Midas remonte donc le cours de ce fleuve jusqu’à sa source. Et au passage, il laisse des quantités impressionnantes de pépites d’or flottent dans cette eau. C’est pourquoi désormais, tous ceux qui toucheront l’eau de ce fleuve deviendront riches.


Mais quel est le nom de ce fleuve qui a donné naissance à une expression selon laquelle quand on le touche, on devient riche ?

Réponse : Le Pactole pour "Toucher le pactole".

Au téléphone : Le dessinateur Jul qui a notamment revisité les mythes grecs dans sa BD 50 nuances de Grecs (Dargaud) publiée en 2017.

"50 nuances de Grecs" de Jul (Dargaud)
"50 nuances de Grecs" de Jul (Dargaud)
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