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"Je m'appelle Émile-Louis Joli" : sous les traits de Laurent Gerra, André Manoukian revisite le tube de Julien Clerc

Chaque matin, aux côtés de Mademoiselle Jade, Laurent Gerra pastiche avec malice les déclarations chocs et les tics des personnalités. Dans sa chronique du 2 octobre, il a notamment imité André Manoukian, Fanny Ardant et Michel Houellebecq.

Laurent Gerra

Crédit : Thomas PADILLA

L'INTÉGRALE - Chevalet, Brillant, Manoukian... La chronique du 2 octobre 2026

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PÉPITE - Plongée dans l'histoire sordide des chansons avec André Manoukian

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Zoé Guellerin

Cette semaine se termine en musique. Laurent Gerra convoque André Manoukian, et revient sur l’histoire d’Émilie Jolie, avec une version inattendue de l’origine du personnage. “Figure-toi qu'à l'origine de la chanson, ce n'était pas une petite fille qui chantait, mais un petit garçon. Il se trouvait moche, Émile, c'était son obsession. Alors sa maman l’a emmené voir un psy, qui lui a conseillé la méthode Coué. Comme son nom de famille au petit Émile, c'était Louis. C'est lui qui a chanté toute la journée ‘Je m'appelle Émile, Louis, joli, Je m'appelle Émile-Louis Joli.’ Et ça a tellement bien marché qu'il s'est convaincu que toutes les femmes étaient folles de lui.” Une interprétation qui transforme rapidement le conte musical en histoire beaucoup moins féerique. 

Dans une séquence consacrée aux habitudes alimentaires de Michel Houellebecq, Laurent Gerra imagine le petit-déjeuner de l'écrivain, qui laisse quelque peu à désirer. “Je n'avais pas faim, j'ai mangé des curly hier soir en regardant Pascal Praud qui parlait de l'invasion migratoire sur CNews. Je n'ai toujours pas fini de les digérer.”

Après Michel Houellebecq, Laurent Gerra imagine Fanny Ardant évoquant son souci de garder une silhouette filiforme, malgré son amour des pâtes. “Bien sûr, si je m'écoutais, j'en enfournerais une plâtrée tous les jours dans ma grande bouche. En tant que femme sublime et qui a l'intention de le rester, je dois faire attention, forcément.” Une réflexion qui l’amène à évoquer une consœur. “Catherine Deneuve, par exemple, qui joue maintenant le rôle de Bernadette Chirac. Elle peut se permettre de s'empiffrer et d'être toute boudinette. D'ailleurs, je ne serais pas surprise que son prochain film soit un biopic de Maïté.” Son statut d’icône n’en est pas moins lourd à porter. “En tant que femme sublime, je mange des brocolis et du coup, je me fais chier.”

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