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Anna Wintour partage la couverture de Vogue avec Meryl Streep, son double hollywoodien dans le "Diable s'habille en Prada"

Après plus de 30 ans à la tête de "Vogue", Anna Wintour partage la couverture du magazine avec Meryl Streep, son double hollywoodien dans le film culte "Le diable s’habille en Prada". Dans un entretien accordé à Greta Gerwig, la réalisatrice affirme que le personnage incarné par l’actrice reste "distant" de sa véritable personnalité.

Anna Wintour en une du magazine "Vogue" avec Meryl Streep

Crédit : Capture d'écran Instagram - "Vogue"

Yasmine Boutaba

Après plus de trois décennies à diriger Vogue, Anna Wintour pose en couverture du magazine aux côtés de Meryl Streep, qui l’a incarnée au cinéma dans Le diable s’habille en Prada. Photographiées par Annie Leibovitz, les deux femmes apparaissent réunies dans un clin d’œil assumé entre réalité et fiction.

Dans ce film culte sorti en 2006, Meryl Streep interprète Miranda Priestly, une rédactrice en chef redoutée, largement inspirée de la patronne de Vogue. Le long-métrage est lui-même adapté du roman de Lauren Weisberger, ancienne assistante de Wintour.

"Un honneur", mais un personnage "distant"

Interrogée par la réalisatrice Greta Gerwig, Anna Wintour salue la performance de l’actrice tout en prenant ses distances avec le personnage. "C’était un tel honneur d’être jouée par Meryl", confie-t-elle, avant de nuancer : Miranda Priestly reste selon elle "distante" de ce qu’elle est réellement. Elle évoque néanmoins un "cadeau extraordinaire".

La journaliste britannique revient aussi sur sa vision du temps qui passe : "J’aime mon âge. Je me sens aussi vivante, excitée et consciente que jamais", explique-t-elle, soulignant que l’expérience apporte "un sentiment d’équilibre et de proportion". "Si ça ne marche pas, il faut passer à autre chose. Je pense que l’âge est en fait un avantage", ajoute-t-elle.

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À la question d’un éventuel échange de rôles avec l’actrice, Anna Wintour répond avec humour : "Il n’y a aucun moyen. Je n’ai aucun talent. Je ne peux pas chanter, danser, jouer, cuisiner ni même coudre", affirme-t-elle. Une déclaration qui tranche avec l’image d’autorité souvent associée à son alter ego de fiction.

Une suite attendue au cinéma

Anna Wintour avait déjà livré une analyse nuancée du film lors d’un échange avec David Remnick, rédacteur en chef du New Yorker. Elle raconte s’être rendue à l’avant-première "sans aucune idée" du contenu du film. Si elle reconnaît une certaine dimension "caricaturale", elle se dit néanmoins agréablement surprise : "Je l’ai trouvé très agréable. C’était très drôle". Elle confie également en discuter régulièrement avec Miuccia Prada.

Presque vingt ans après sa sortie, Le diable s’habille en Prada s’apprête à revenir sur grand écran avec une suite prévue le mois prochain. Le premier opus mettait également en scène Anne Hathaway, dans le rôle d’une jeune journaliste plongée dans l’univers impitoyable de la mode.

Selon un rapport généalogique du site Ancestry, Anna Wintour et Meryl Streep partageraient même un lien de parenté lointain : elles seraient cousines au sixième degré, ajoutant une touche supplémentaire à ce face-à-face entre fiction et réalité.

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