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Retraite : 750 auteurs de BD interpellent Aurélie Filippetti

Des grands noms de la bande-dessinée ont écrit une lettre ouverte à la ministre de la Culture pour dénoncer une hausse prévue de leurs cotisations.

Un stand du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, le 30 janvier 2014 (illustration)
Un stand du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, le 30 janvier 2014 (illustration) Crédit : Nicolas Tucat / AFP
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et AFP

Sfar, Sattouf, Blain, Geluck, Tardi ou encore Bilal. Près de 750 auteurs de BD, dont plusieurs grands noms, ont écrit une lettre ouverte à Aurélie Filippetti, mardi 10 juin. Ils l'y alertent sur la précarité de leur situation et réclament la suspension d'une hausse prévue de leurs cotisations retraite début 2016.

Parmi les signataires de cette lettre à la ministre de la Culture, intitulée "Le temps est-il venu de nous dire adieu?", se trouvent des auteurs de renom tels Joann Sfar, Riad Sattouf, Christophe Blain, Philippe Geluck, Jacques Tardi, Enki Bilal, Pénélope Bagieu et bien d'autres.

Une cotisation de 8% pour la complémentaire obligatoire

Sans aucune consultation, écrit le syndicat des auteurs de bande dessinée (SNAC BD), "nous apprenons qu'à compter de janvier 2016 nous devrons cotiser à hauteur de 8% de nos revenus pour financer notre retraite complémentaire obligatoire". Actuellement, les auteurs peuvent verser à cet organisme privé une cotisation minimale de 200 euros par an. "Cette réforme soudaine et irréfléchie, les auteurs n'en veulent pas", écrivent-ils.

"Le revenu de la moitié des auteurs de BD se situe bien en dessous du SMIC. Il est urgent que cette réalité soit prise en compte, avant de réformer quoi que ce soit", relève la lettre. "Nous demandons dès à présent la suspension de l'application de cette réforme et nous vous invitons à réfléchir et à faire réfléchir, avec nous, à la meilleure façon de la conduire".

Les auteurs envisagent des actions collectives en l'absence de concertation

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"La piste qui nous apparaît la plus évidente serait d'envisager un réel financement de la couverture sociale des auteurs par les acteurs de la chaîne du livre qui bénéficient le plus du travail de ces professionnels, comme c'est le cas dans d'autres domaines artistiques".

Si une "concertation constructive" n'est pas engagée, "nous envisageons, dès septembre 2014, l'organisation d'actions collectives et médiatiques de blocage ou d'opposition par toutes les voies légales autorisées", préviennent-ils.

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