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Facebook pas séduit par l'idée d'un bouton "J'aime pas"

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg s'est publiquement exprimé à ce sujet en Californie.

Photo prise dans le Data Center de Facebook, le 7 novembre 2013, à Luléa, en Suède.
Photo prise dans le Data Center de Facebook, le 7 novembre 2013, à Luléa, en Suède.
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg veut que les utilisateurs du réseau social en ligne puissent exprimer rapidement leurs sentiments, mais l'idée d'un bouton "J'aime pas" ne l'emballe pas.
L'une des caractéristiques de Facebook est la possibilité pour ses membres de montrer leur appréciation des contenus qui y sont publiés en cliquant sur un bouton "J'aime". Mais certains réclament depuis longtemps un bouton exprimant le sentiment inverse, faisant valoir qu'il est délicat "d'aimer" une annonce de décès ou d'autres événements tristes dans la vie de ses amis.

Nous ne pensons pas que ce soit quelque chose de bénéfique pour le monde

Mark Zuckerberg

Interrogé sur l'absence du bouton "J'aime pas" lors d'une session publique de questions-réponses ce jeudi soir en Californie, Mark Zuckerberg a répondu que "nous ne pensons pas que ce soit quelque chose de bénéfique pour le monde".
Il a notamment dit craindre que ces deux boutons se transforment en un mécanisme de vote pour juger les contenus publiés.

Nous discutons de la bonne manière pour permettre aux gens d'exprimer un large éventail d'émotions



Le patron de Facebook trouve toutefois intéressant que les utilisateurs veuillent exprimer "davantage de sentiments".
"Nous discutons de la bonne manière pour permettre aux gens d'exprimer un large éventail d'émotions", a-t-il indiqué, citant par exemple l'empathie, la surprise ou le rire.

Risque d'irriter les annonceurs publicitaires

Aucun changement ne semble toutefois se profiler dans l'immédiat. "Nous devons trouver le bon moyen de le faire, pour que cela soit une force bénéfique et pas une force maléfique, dégradante pour les contenus que les gens publient", a insisté Mark Zuckerberg.
Certains analystes soulignent aussi que Facebook ne prendrait pas le risque d'irriter les annonceurs publicitaires en donnant à ses utilisateurs un moyen rapide de critiquer leurs messages.

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