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David Lisnard, maire LR de Cannes.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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Il va rencontrer Bruno Retailleau, le chef des Républicains, dans les prochaines heures pour officialiser son départ. Ce mercredi 25 mars 2026, le maire fraîchement réélu de la ville de Cannes, David Lisnard, a annoncé son intention de quitter sa famille politique. En cause, la ligne du parti de droite dans laquelle, l'édile ne se reconnaît plus.
"Depuis le vote de confiance à François Bayrou, depuis l'abandon de la réforme des retraites, depuis les ambiguïtés sur le gouvernement... participer ou pas, je pense qu'il n'y a aucune visibilité, aucune cohérence, aucune constance", a sévèrement taclé le maire de Cannes sur BFMTV.
Ce schisme intervient au lendemain d'un bureau politique du parti dont l'ordre du jour était de déterminer la méthode pour choisir son champion pour la bataille présidentielle à venir.
"Ce qui s'est passé hier [le bureau politique des Républicains] est un non-sens absolu. On propose un vote biaisé avec deux votes sur des modalités partielles et une vote sur une personnalité. C'est un vote truqué, avance David Lisnard. Une primaire fermée c'est un oxymore, ça n'existe pas, ça s'appelle un vote interne. Primaire semi-ouverte ? Je ne sais pas ce que ça veut dire. Une primaire c'est forcément ouvert. Vient qui veut et vote qui veut. (...) Vous voyez bien que ce n'est pas honnête. Donc je pense [ne plus rien avoir à faire chez LR], oui."
Les adhérents des Républicains détermineront en avril s'ils désignent directement leur patron Bruno Retailleau comme candidat à la présidentielle ou s'ils préfèrent passer par une primaire fermée ou semi-ouverte ou d'autres candidats pourraient se présenter, ont expliqué la veille leurs dirigeants. "On s'est mis d'accord, pas à l'unanimité, mais avec un consensus très large", a déclaré à la presse Bruno Retailleau à l'issue d'un bureau politique qui a fait son choix en se basant sur les conclusions du groupe de travail qui s'est réuni ces derniers mois sous la houlette du président du Sénat Gerard Larcher pour déterminer les modalités de la désignation du candidat LR à la présidentielle.
Les adhérents, qui étaient plus de 120.000 il y a un an, disposeront de trois options lorsqu'ils seront consultés en avril à une date qui n'a pas encore été fixée, ont indiqué des sources du parti. "La première serait une primaire interne où les adhérents détermineraient celui qui porterait nos couleurs à la présidentielle et la deuxième serait une primaire un peu plus ouverte à des sympathisants", a précisé le sénateur vendéen.
La troisième et dernière option consiste à désigner directement comme candidat le président du parti Bruno Retailleau, qui s'est lancé dans la course à l'Élysée début février sans attendre les conclusions du groupe de travail.
Le bureau politique s'est réuni en l'absence de deux présidentiables potentiels de LR : le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui refuse toute primaire, et le patron des députés Laurent Wauquiez qui en défend une dont le périmètre irait du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d'extrême droite Reconquête.
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