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"Tuer ma carrière politique" : Jordan Bardella dénonce une opération de "Mediapart" et parle de "prémices d’une guerre totale"

Le président du RN est accusé de propos antisémites par une enquête de Mediapart. Ce mardi 29 septembre, il a dénoncé une "tentative de déstabilisation" de la campagne présidentielle.

Jordan Bardella à La Seyne-sur-Mer, le 27 septembre 2026.

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

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Jordan Bardella se défend encore une fois. Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale mardi 29 septembre, le président du RN, à qui Mediapart attribue des propos antisémites, a assuré que l'objectif est de "tuer" sa carrière politique. 

"Nos adversaires semblent obsédés par le RN mais nous sentons depuis plusieurs jours, les prémices d'une guerre totale. Une tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle, qui vont, je vous l'annonce, nous viser un par un", a-t-il dénoncé mentionnant des "accusations fallacieuses" du média d'investigation. Il indique vouloir déposer plainte également pour faux et usage de faux, en plus de diffamation. 

"Ce qui est en train de se passer depuis quelques heures a certainement été préparé depuis plusieurs mois dans le scénario où j'étais candidat à l'élection présidentielle", a-t-il continué. "Nous n'allons pas nous laisser faire", a ajouté de son côté Marine Le Pen qui veut "démonter cette manipulation". 

Des écrits antisémites

Selon Mediapart, ces écrits que Jordan Bardella conteste remontent à l'été 2013, au début de son engagement politique au Front national. Cette enquête de plusieurs mois s'appuie notamment sur des conversations privées, que le journal affirme avoir pu authentifier, et qui auraient été écrites par Jordan Bardella à l'été 2013, alors qu'il a entre 17 et 18 ans. Ces conversations retranscrivent plusieurs propos antisémites. Parmi les écrits, Jordan Bardella aurait envoyé : "Le juif doit dominé (sic) les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur".

Il aurait ajouté : "Et c'est ce qu'ils veulent, un Nouvel Ordre Mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale". Dans d'autres messages, il ciblerait directement des personnalités, comme Pierre Moscovici, alors ministre de l'Économie de François Hollande, qui voudrait "sauver les entreprises" pour "venger Moïse". "Les ministères les plus importants reviennent à des personnes pour qui Israël et l'intérêt bancaire priment sur les intérêts français", écrirait-il encore.

Il afficherait également son soutien à Dieudonné, l'humoriste déjà condamné à l'époque pour provocation à la haine, qui "mène un vrai combat d'idée", selon les propos retranscrits dans Mediapart. 

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