1 min de lecture François Hollande

Merah : Hollande qualifie une victime de musulman au lieu de catholique, le père proteste

Le père d'Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban, s'est indigné dans une lettre adressée à François Hollande du fait que le chef de l'Etat ait qualifié son fils, catholique, de musulman.

Albert Chennouf-Meyer, le père d'Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah, ici en photo le 15 mars 2012.
Albert Chennouf-Meyer, le père d'Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah, ici en photo le 15 mars 2012. Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Albert Chennouf-Meyer, le père d'Abel Chennouf, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban, a protesté samedi dans une lettre ouverte à François Hollande, après que celui-ci a qualifié dans un discours son fils de musulman, alors que le jeune homme était catholique. "Lors de votre intervention au dîner du Crif (...), vous affirmiez dans votre discours (...) que Merah avait assassiné quatre juifs et trois musulmans", indique M. Chennouf. François Hollande avait déclaré mardi, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), que "quatre juifs, trois musulmans" avaient été tués par Mohamed Merah.

"Mon épouse Katia, Tony et Sabrina mes enfants et moi-même, nous nous élevons et condamnons fermement votre inculture, votre agression verbale et votre mépris vis-à-vis de notre enfant Abel Samy Arnaud, qui est catholique de son état et non musulman", écrit M. Chennouf.

Photo d'Abel Chennouf le 15 mars 2013.
Photo d'Abel Chennouf le 15 mars 2013. Crédit : AFP

"Laissez-le dormir en paix"


"J'ajoute qu'être musulman n'est pas une tare",
précise le père du soldat victime de Mohamed Merah, tout en dénonçant "le mépris" manifesté selon lui par le chef de l'Etat "envers les familles de victimes, notamment Abel et Mohamed Legouad". "Je vous saurai gré de ne plus citer le prénom de mon fils, laissez-le dormir en paix", conclut M. Chennouf.

Les familles Chennouf et Legouad avaient déjà dénoncé en novembre les "deux poids deux mesures" dans le traitement réservé, selon elles, par l'Elysée aux familles des victimes du tueur au scooter.
Les familles réagissaient alors après que le président François Hollande se fut recueilli en Israël sur les tombes des quatre victimes tuées dans une école juive de Toulouse le 19 mars 2012. Avant la tuerie de l'école juive, Mohamed Merah avait assassiné trois militaires, à Toulouse et à Montauban.

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