2 min de lecture

"On les voit depuis le mois de mars" : des riverains décrivent un climat tendu bien avant le saccage de la mairie de Fresnes

Le 27 mars dernier, la mairie de cette commune au sud de Paris avait été la cible d’une attaque nocturne, avec des tirs de mortiers d’artifice, des dégradations et un pillage. Dans le quartier de l'interpellation des deux mineurs, les riverains décrivent ce qu'ils ont pu voir ces derniers temps.

Capture d'écran des caméras de vidéosurveillance le jour où des mineurs auraient saccagé la mairie, le 28 mars 2026.

Crédit : CCTV / FRESNES CITY HALL / AFP

"On les voit depuis le mois de mars" : des riverains décrivent un climat tendu bien avant le saccage de la mairie de Fresnes

00:01:41

Valentin Boissais & La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Deux gardes à vue en quelques heures et la consternation à Fresnes. Deux adolescents, soupçonnés d'avoir saccagé la mairie de cette commune du Val-de-Marne, sont mis en examen et laissés libres. Le lendemain, ces deux jeunes de 16 ans sont de nouveau interpellés, cette fois pour avoir attaqué une voiture de police à coups de pierre.

Dans ce quartier de Fresnes, ils sont bien connus des habitants. Au pied du bâtiment où les deux mineurs ont été interpellés, une jeune femme affirme à RTL les avoir reconnus. "C'était deux jeunes. On les voit depuis le mois de mars régulièrement", commente-t-elle, décrivant "une bande de jeunes toujours habillés en noir" qui, selon elle, "vend de la drogue". "C'était clairement affiché, ils avaient tagué les murs."

Selon ses dires, les deux adolescents n'habitent même pas cette résidence. Un autre riverain évoque des "groupes de jeunes qui traînent notamment dans les parkings". "Ça fait du bruit, ça essaie de détruire un peu le matériel urbain", déplore-t-il, assurant que la police et la mairie sont "au courant de ça".

"Ils ne sont pas contents qu'il y ait un maire de droite"

Puis, il nous montre une flèche dessinée sur le mur et des carrés de peinture blanche qui recouvrent des écriteaux du point de deal. Ce nettoyage daterait d'il y a quelques jours. "Je vois ça et je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles ils ont saccagé la mairie. Ils ne sont pas contents qu'il y ait un maire de droite qui est assez radical", imagine-t-il. Sur place, dimanche 5 avril, il n'y avait plus aucun jeune autour de ce point de deal.

L'un des deux mineurs est connu pour des violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Depuis le saccage de la mairie, ils devaient respecter tous deux un couvre-feu fixé à 22 heures. Selon nos informations, le parquet avait requis le placement en centre éducatif fermé pour l'un des deux jeunes. Le juge des mineurs a préféré une mesure éducative judiciaire, une mesure moins contraignante. On ne connaît pas le sort de l'autre adolescent.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée