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Des policiers des CRS patrouillent sur les Champs-Élysées, lors de la finale de la Ligue des champions de l'UEFA opposant le Paris Saint-Germain (PSG) à Arsenal FC à Budapest, à Paris, le 30 mai 2026.
Crédit : ROMEO BOETZLE / AFP
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Un policier de la BAC raconte sa version des violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions. Au total, samedi et dimanche, il y a eu "plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45%" par rapport à 2025, lorsque le club parisien avait remporté son premier trophée européen, a précisé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Sur notre antenne, le préfet de police de Paris a fait état de 548 interpellations, dont 474 gardes à vue, pour la journée de samedi et 21 interpellations, dont 15 gardes à vue, dimanche dans la capitale. Patrice Faure a dit également avoir une pensée pour les blessés parmi les forces de l'ordre, "plus de 106 [...] dont neuf plus importants que d'autres".
Fabrice, un policier de la BAC, présent au Trocadéro avec son unité lors de la longue nuit de tensions, a témoigné au micro de RTL. "Deux collègues de la BAC 92N ont été blessés par une bombe artisanale, c'est horrible", raconte-t-il. Malgré leur "combinaison" et "chaussures adaptées", "les éclats de cette grenade ont traversé les chaussures". Il évoque ainsi des "impacts et des plaies ouvertes sur les deux jambes".
Un évènement "atroce" alors que l'après-midi avait bien commencé. "Au début, c'était assez calme, sans trop de difficultés. Vers 22h30, c'était parti pour toute la nuit", relate-t-il. "Le danger, c'est qu'à travers ces foules, on a commencé à recevoir, notamment au niveau de Trocadéro, des premières bouteilles en verre. Elles sont lancées de la foule et vous ne savez pas d'où ça vient", explique Fabrice, qui en a reçu une qui s'est brisée "à l'arrière de son casque".
Le policier dit aussi avoir été "caillassé". "On a eu plusieurs véhicules de chez nous qui ont eu les pare-brises, les lunettes arrière, les côtés, la carrosserie endommagée. On a des vitres qui ont volé en éclats."
Fabrice estime qu'ils se sont retrouvés "vite débordés" dans la foule venue faire la fête, où se sont mêlés des "fauteurs de trouble". D'autant plus que les violences durent de plus en plus longtemps. "Sur le secteur de Trocadéro où on était, on a dû tenir pendant plus d'une heure et demie. Rapidement, on était à court de munitions", souligne-t-il.
Il fait part d'une "certaine appréhension" avant le Mondial. "Évènement après évènement, on se dit qu'on a passé un cap. Avant, vous aviez le 13-14 juillet : à 2-3 heures du matin, c'était terminé. Là, ça dure dans la nuit. Le jour se lève, les gens sont toujours là", note-t-il.
Sur les profils des personnes interpellées, 98% sont des hommes, 2% des femmes, "un tiers" des mineurs, "85% de Français" et les récidivistes sont "minoritaires", a précisé Sébastien Lecornu mardi, considérant qu'il ne s'agissait pas de "violences des supporters" mais d'un "phénomène de délinquance beaucoup plus global". Le chef du gouvernement veut aller plus loin dans les sanctions. Il a dit qu'il n'était "pas favorable aux suspensions des prestations sociales" mais de "permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations".
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