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Jean-Claude Romand, le faux médecin meurtrier, demande sa libération conditionnelle

Après 25 ans de prison pour avoir tué sa famille, à qui il a fait croire qu'il était médecin, le meurtrier Jean-Claude Romand a demandé sa libération conditionnelle.

Jean-Claude Romand au moment de l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996
Jean-Claude Romand au moment de l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Jean-Claude Romand, le faux médecin meurtrier, demande sa libération conditionnelle
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Jean-Alphonse Richard & Leia Hoarau

Il est connu pour être l'auteur de l'un des pires fait divers de la fin du XXe siècle. En janvier 1993, Jean-Claude Romand, a assassiné sa famille par peur qu'ils ne découvrent une vérité qu'il leur a caché pendant de nombreuses années. Condamné à la perpétuité il y a 25 ans, en 1996, il est incarcéré à la maison centrale de Saint-Maur, près de Châteauroux (Indre). 

Jean-Claude Romand a été reconnu coupable des meurtres de cinq des membres de sa famille : sa femme, ses deux enfants et ses parents. À l'âge de 64 ans, il vient de déposer sa première demande de libération conditionnelle, révèle France Bleu Berry.

Ce fait divers, un des plus médiatisés en France ces trente dernières années, a inspiré plusieurs romans et un film, L'Adversaire, réalisé par Nicole Garcia, avec Daniel Auteuil dans le rôle titre.

Un mensonge qui a duré 18 ans

Au moment des faits, Jean-Claude Romand faisait croire à toute sa famille qu'il était médecin et chercheur à l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève. Le mensonge a perduré pendant 18 années, au cours desquelles il est parvenu à donner le change en lisant des ouvrages spécialisés, à vivre de sommes d'argent qu'il avait escroquées à ses relations (parents, beaux-parents, maîtresse). Il est même allé jusqu'à vendre de faux médicaments contre le cancer. Lorsqu'il prétendait se rendre à l'OMS pour travailler ou à des conventions médicales, il passait en réalité ses journées sur des parkings.

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Lorsque ses proches ont été sur le point de découvrir la vérité à son sujet - il n'a pas de numéro de téléphone professionnel, manque de plus en plus d'argent et ne figure pas dans la liste des fonctionnaires de l'OMS - Jean-Claude Romand décide de tous les éliminer. Le 9 janvier 1993, à son domicile de Prévessin-Moëns, il tue sa femme à l'aide d'un rouleau à pâtisserie et ses deux enfants avec une carabine

Il se rend ensuite chez ses parents, déjeune avec eux et finit par les tuer, eux aussi, avec l'arme à feu. Il abat même leur chien. Après avoir rendu visite à sa maîtresse, qu'il a également tenté d'assassiner pour finalement accepter de l'épargner, il retourne chez lui et imbibe les corps avec de l'essence. Au petit matin, il ingurgite des barbituriques et met le feu à la maison familiale avant de tomber dans le coma. L'alerte, donnée par les éboueurs qui passaient à ce moment-là près de la maison, permet aux pompiers de lui porter secours. 

Les psychiatres autorisent sa libération

Libérable depuis 2015, date de la fin de sa période de sûreté pendant laquelle il ne pouvait bénéficier d'aucun aménagement de peine, Jean-Claude Romand a décidé de faire sa première demande de libération conditionnelle. Elle sera examinée le 18 septembre prochain par le juge d'application des peines du tribunal de Châteauroux. 

Avec une conduite irréprochable en prison, Jean-Claude Romand a suivi une formation d'ingénieur du son : il numérise des archives pour l'Institut national de l'audiovisuel. Son projet de réinsertion est déjà bien avancé puisqu'il aurait déjà rencontré ses futurs employeurs.

Selon France Bleu, les experts psychiatriques ont déjà donné le feu vert pour sa libération conditionnelle, assurant que Jean-Claude Romand est un détenu "qui ne pose aucune difficulté". Sa libération est possible, mais sera probablement assortie d'une période de probation, une semi-liberté, pour s'assurer de sa bonne réintégration dans la société. 

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