2 min de lecture

INFO RTL - Cyberattaques : des pirates de plus en plus jeunes derrière les vols de données

Les auteurs présumés des récentes cyberattaques sont de plus en plus jeunes, certains à peine adolescents. Selon une note du renseignement criminel français consultée par RTL, l’âge moyen des hackers interpellés est de 17 ans, avec des profils souvent isolés et attirés par l’argent facile ou la notoriété.

Un ordinateur touché par une cyberattaque (illustration)

Crédit : ROB ENGELAAR / ANP / AFP

INFO RTL - Cyberattaques : des pirates de plus en plus jeunes derrière les vols de données

00:01:29

Maxime Levy

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Derrière les récents vols massifs de données, les enquêteurs dressent un constat frappant : la jeunesse des suspects. D’après une note du renseignement criminel français, l’âge moyen des hackers interpellés ces derniers mois est de 17 ans, soit en dessous de la majorité. Plus marquant encore, deux adolescents âgés de 13 et 14 ans ont récemment été mis en cause dans des affaires similaires.

Ces jeunes pirates sont majoritairement domiciliés en France. Contrairement aux clichés, ils ne sont pas forcément issus de milieux précaires : une large part d’entre eux vit dans des quartiers pavillonnaires.

Invité de RTL ce mardi 28 avril, Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité et président de Predicta Lab, plateforme spécialisée dans l’analyse de données a expliqué : "dans le milieu du hacking ça a toujours été un milieu de jeunes hommes boostés par l’égo qui veulent se faire un nom. La valeur de son pseudonyme importe. Ce sont des jeunes gens qui sont chez leurs parents ou qui commencent la vie adulte et qui essaient d’exister sur internet à travers leurs différents 'exploits'".

Isolement social et quête de reconnaissance

Le document souligne des profils souvent marqués par l’isolement social. Les enquêteurs évoquent des adolescents en quête de reconnaissance, attirés par la notoriété. Les cyberattaques apparaissent aussi comme un moyen accessible de se faire de l’argent.

À écouter aussi

Un exemple illustre ce phénomène : lors d’une cyberattaque visant la Fédération française de tir en octobre dernier, les données personnelles de près de 300.000 licenciés ont été dérobées. Elles ont ensuite été mises en vente en ligne pour environ 10.000 euros.

Selon Baptiste Robert, "les différents hacks relayés dans la presse vont être des 'exploits'. Donc l’attribution d’une fuite de données, l’attribution d’un hack pour ce type de hackers est important parce que c’est ce qui va le définir et les faire briller auprès de ses pairs". "Il faut déconstruire l’idée des ‘petits génies’. Malheureusement, le niveau de cybersécurité est assez bas et il n’est pas très compliqué quand on se penche un peu sur le sujet et qu’on y passe quelques heures d’arriver à trouver ce type de failles de sécurité. Des trous il y en a plein".     

"Quand vous êtes perdu dans les études, et vous aimez l’informatique, vous avez là un moyen de gagner entre 4.000 et 10.000 euros en faisant une activité qui vous plait", a-t-il conclu.

Au-delà du vol de données, les autorités alertent sur un effet domino. Ces cyberattaques deviennent un véritable catalyseur d’activités criminelles. Les informations dérobées alimentent ensuite d’autres délits : escroqueries en ligne ou par téléphone, ciblage de victimes pour des cambriolages violents, voire séquestrations de détenteurs de cryptomonnaies.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info