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Goodyear : "Le gouvernement veut obtenir un symbole", déplore un syndicaliste

REPLAY - Après la condamnation à 9 mois de prison ferme pour 8 anciens salariés de Goodyear qui avaient séquestré leurs patrons pendant une journée, les syndicats dénoncent un procès politique.

Mickael Wamen, le leader syndical CGT
Mickael Wamen, le leader syndical CGT
Huit ex-salariés de Goodyear ont écopé de 9 mois de prison ferme; mardi 12 janvier 2016
01:42
Franck Antson & Julien Quelen

La décision de justice est tombée mardi 12 janvier pour les anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord qui, en 2014, avaient séquestré deux de leurs patrons pendant une trentaine d'heures. Pour huit d'entre eux, le parquet avait demandé, le 24 novembre dernier, 2 ans d'emprisonnement dont un avec sursis. Finalement, ces ex-salariés ont été condamné à une peine de 24 mois de prison, dont 9 ferme. Une décision qui aujourd'hui ne passe pas chez les salariés qui se sont retrouvés devant leur usine en cours de démontage après avoir encaissé ce jugement. 

"La double peine. On a perdu notre boulot et aujourd'hui on apprend que la justice et notamment l'État s'acharnent, déclare ainsi Mickael Wamen, le leader syndical CGT, au micro de RTL. Pendant que je vous parle, Goodyear fait 2,5 milliards de profit, 800 millions d'euros de dividendes versés aux actionnaires et les seuls coupables dans tout ça, ce seraient les syndicalistes, les méchants, avec une poignée de salariés ? Non". 

Nouvelle mobilisation lors de l'audience en appel

L'homme, scandalisé, dénonce un procès politique. "Je pense que ce que le gouvernement veut obtenir c'est un symbole, qui est de dire toute personne qui aura à un moment donné l'idée de contester ce qui est en train de se passer, à savoir la casse du dialogue social, on va vous faire fermer votre gueule (sic), en gros c'est ça.", lance-t-il ainsi sur RTL.

La direction du groupe pneumatique n'a pas souhaité commenter le jugement tandis que les ex-Goodyear prévoient une nouvelle mobilisation avec d'autres salariés en lutte lors de l'audience en appel. En attendant, ils ne sont qu'une poignée parmi les 1.140 licenciés à avoir retrouvé une activité.

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