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EN DIRECT - Procès en appel de Nicolas Sarkozy : "Ce n'est pas un fuyard !", assure Alexandre Djouhri après l'exfiltration de France du grand argentier de Kadhafi

Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007 se poursuit ce mardi 24 mars, pour la cinquième journée d'audience.

La justice soupçonne l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri d'être impliqué dans l'affaire des fnancements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Crédit : Niklas Halle'n / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Le procès en appel de Nicolas Sarkozy et neuf autres prévenus dans l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 se poursuit à Paris.
  • Lors de la quatrième journée d'audience, lundi 23 mars, Éric Woerth, le trésorier de la campagne de 2007, a assuré qu'il n'y a "pas eu d'argent liquide libyen dans cette campagne".
    Éric Woerth est soupçonné de financement illégal de campagne pour ne pas avoir déclaré 11.000 euros de primes en espèces à la Commission des comptes de campagne. En première instance, il a été relaxé des faits qui lui sont reprochés. 
  • La journée de lundi a également été marquée par l'interrogatoire de Alexandre Djouhri, l'intermédiaire de 67 ans. Il est suspecté d'être au cœur d'un autre réseau de corruption allégué dans ce dossier, via l'argentier du régime libyen, Bechir Saleh, et son fonds souverain.
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L'audience reprend

L'audience reprend avec Me Pierre-Henri Bovis, avocat d'Alexandre Djouhri. Il interroge maintenant son client et revient sur ses relations avec Bechir Saleh. 

Suspension jusqu'à 11h

Suspension jusqu'à 11h avant les questions de l'avocat de Alexandre Djouhri. Nicolas Sarkozy en profite pour discuter avec ses avocats. 

Les notes déclassifiées de la DCRI

Place maintenant aux questions de la défense. Me Sébastien Schapira, pour Nicolas Sarkozy, prend la parole toujours sur l'exfiltration de Bechir Saleh, et tente de justifier son départ pour le Niger en évoquant la présence, dans le dossier d'instruction, de notes déclassifiées de la DCRI (ex-DGSI) sur les déplacements de Bechir Saleh en Afrique du sud et au Niger.

Alexandre Djouhri abonde : "Oui, j'étais toujours au courant des déplacements de Bechir. On se parlait quotidiennement."

"Donc vous confirmez qu'il a régulièrement fait ces déplacements pendant qu'il séjournait à Paris entre 2011 et 2012 ?", insiste la défense de l'ancien chef d'État. 

"Oui, répond l'homme d'affaires. Il y avait des intérêts personnels."

"Pourquoi cette question, elle amène à quoi ?"

Place aux questions du ministère public par la voix de Damien Brunet qui revient à son tour sur l'arrivée en France de Bechir Saleh le 15 novembre 2011 puis son exfiltration en 2012.

Alexandre Djouhri semble perdre patience. 

Alors que Damien Brunet lui demande de préciser les conditions du paiement du vol de 94.000 euros qui a permis l'exfiltration de Bechir Saleh, l'homme d'affaires franco-algérien s'agace : "Pourquoi cette question, elle amène à quoi ?"

"Ceux qui parlent d'exfiltration sont des menteurs"

Vincent Olivier, avocat de plusieurs victimes de l'attentat du DC-10, interroge Alexandre Djouhri sur l'exfiltration du grand argentier du dictateur Mouammar Kadhafi, Béchir Saleh, de France en mai 2012 alors qu'il faisait l'objet d'une fiche de recherche par les autorités libyennes :   

"Ceux qui parlent d'exfiltration sont des menteurs. Béchir Salleh est parti librement il n'est pas parti en fuite. Ce n'est pas un fuyard !", s'emporte l'homme d'affaires franco-algérien. 

Il précise : "C'est Béchir Saleh qui a demandé que son nom n'apparaisse pas [sur les données du vol, NDLR] car il avait peur d'un risque physique lors de son atterrissage au Niger." 

Me Vincent Olivier lui demande pourquoi le vol a disparu des registres de la PAF (police aux frontières) : 

"Parce que moi je travaille à la PAF ?, rétorque ironiquement Alexandre Djouhri. Comment voulez vous que je vous explique pourquoi il n'était pas enregistré ?"

"Vous avez été moins prolixe que je ne le craignais"

La veille, le président de la cour s'est dit surpris par les réponses sobres de Alexandre Djouhri. À l'issue de son interrogatoire, il lui a confié qu'il s'attendait à un échange plus long : "Vous avez été sobre… enfin, vous avez joué le jeu. Vous avez été moins prolixe que je ne le craignais". 

Nicolas Sarkozy au premier rang

Nicolas Sarkozy, lui, est toujours présent au premier rang des prévenus dans un costume sombre. 

Thierry Gaubert toujours absent

Le proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, est toujours absent à cette heure-ci. Il est souffrant selon son avocat qui a proposé de retarder son audition qui pouvait débuter cet après-midi. 

Alexandre Djouhri est appelé à la barre

L'audience reprend. L'intermédiaire Alexandre Djouhri est appelé à la barre. On commence avec les questions des avocats de partie civile. 

Alexandre Djouhri, soupçonné d'être au cœur de flux financiers suspects

Hier, Alexandre Djouhri a vanté son influence dans le monde des affaires, en politique mais aussi au sein des renseignements, admettant y trouver un intérêt financier, en plus "d'aider son pays". 

En première instance, l'homme d'affaires a été condamné à six ans de prison avec mandat de dépôt - immédiatement incarcéré, il a été remis en liberté le 10 décembre -, une amende de 3 millions d'euros et 15 ans d'interdiction de gérer une entreprise, avec exécution provisoire.

Il est suspecté d'être au cœur d'un autre réseau de corruption allégué dans ce dossier, via l'argentier du régime libyen, Bechir Saleh, et son fonds souverain. Il est aussi soupçonné d'avoir collaboré avec le banquier Wahib Nacer ainsi qu'avec deux hommes d'affaires saoudiens, les cousins Ali Khalid Bugshan et Ahmed Salem Bugshan. 

L'audition d'Alexandre Djouhri va reprendre

Alexandre Djouhri, déjà appelé à la barre hier, va être de nouveau entendu ce matin. Il sera questionné par les parties civiles.

Hier, c'est le président de la cour qui s'est chargé de son interrogatoire. Il cherchait notamment à comprendre les liens de l'homme d'affaires franco-algérien avec Bechir Saleh, ancien argentier de Khadafi.

Cinquième journée d'audience

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la cinquième journée d'audience du procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

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