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"Une magnifique réhabilitation du journalisme du Daily Mail" : le prince Harry perd une bataille dans sa croisade contre les tabloïds

Le prince Harry et Elton John ont perdu, mardi à Londres, le procès qu’ils avaient engagé contre l’éditeur du Daily Mail pour atteinte à la vie privée. Ce revers judiciaire marque la fin d’un long combat du duc de Sussex contre les tabloïds britanniques.

Le prince Harry, à Londres, le 21 janvier 2026

Crédit : Dan Kitwood / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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La fin d'une longue croisade. Le prince Harry et Elton John ont perdu mardi 7 juillet devant la Haute Cour de Londres le procès qu’ils avaient intenté au propriétaire du Daily Mail, accusé d’atteinte à la vie privée.


La justice britannique a estimé que les demandeurs n’avaient pas réussi à prouver les accusations de collecte illégale d’informations formulées contre Associated Newspapers Limited (ANL), éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday. Dans cette affaire figuraient aussi d’autres célébrités, dont l’actrice Elizabeth Hurley.

Au cours de ce procès de plus de deux mois, les plaignants ont accusé les journaux d’avoir eu recours à des méthodes illégales pour alimenter plus d’une cinquantaine d’articles publiés entre 1993 et 2018. Ils évoquaient notamment l’intervention de détectives privés, l’interception de messages vocaux, l’écoute de conversations téléphoniques ou encore des mensonges destinés à obtenir des informations.

ANL a salué dans un communiqué “une victoire écrasante pour le Daily Mail et ses journalistes, ainsi que pour la liberté de la presse en général”, parlant d’une “magnifique réhabilitation du journalisme du Daily Mail”.

Le traumatisme de Diana au cœur de la bataille de Harry

Il s’agissait du dernier procès engagé par le prince Harry dans sa bataille judiciaire contre la presse tabloïde britannique. Installé en Californie avec Meghan et leurs deux enfants, il accuse depuis des années les paparazzi et certains tabloïds d’avoir contribué au drame qui a coûté la vie à sa mère, la princesse Diana, en 1997 à Paris.

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"Ils n'ont pas arrêté de la photographier alors qu'elle était allongée sur les sièges, inconsciente ou à demi-consciente. Aucun d'eux n'est allé voir comment elle allait, lui proposer de l'aide ou la réconforter. Ils ne faisaient que shooter, shooter, shooter", écrit-il dans son livre Le suppléant. 

La fin d'une croisade

Si le frère du prince William a quitté son île natale c'est en grande partie en raison de l'attitude des tabloïds britanniques envers sa femme. À la barre en janvier, Harry avait affirmé, au bord des larmes, qu'ils avaient rendu la vie de Meghan “absolument infernale”. Il dénonçait les “attaques vicieuses et persistantes” visant Meghan dans la presse, tout en accusant certains articles d’être “parfois racistes”.

Depuis son installation aux États-Unis, le fils de Diana a engagé un bras de fer judiciaire contre la presse tabloïde britannique. Il affirme agir au nom de “l’intérêt général”, estimant que ce combat dépasse largement son cas personnel et concerne aussi “les milliers de personnes dont la vie a été bouleversée” par la “cupidité” de ces journaux.

Dans d’autres procédures, le duc de Sussex avait obtenu en décembre 2023 la condamnation de l’éditeur du Daily Mirror. En janvier 2025, il avait aussi conclu un accord financier avec le propriétaire du Sun, pour un montant non dévoilé.

Une visite au Royaume-Uni sous tension

Cette décision de justice intervient au lendemain de l’arrivée du prince Harry au Royaume-Uni pour plusieurs jours, dans le cadre des préparatifs des Invictus Games, prévus en 2027 à Birmingham. Mardi après-midi, il doit participer à un échange à Chatham House, à Londres, consacré à cet événement sportif international qu’il a créé pour les anciens combattants blessés ou malades.

Sa visite a toutefois été marquée par plusieurs rebondissements. Meghan et leurs enfants Archie et Lilibet, qui devaient initialement l’accompagner, ne se rendront finalement pas à Londres pour la première partie du déplacement. Selon un porte-parole de Harry, les autorités britanniques ont refusé d’assurer une protection policière à sa famille, l’obligeant à prendre des "dispositions alternatives".


Lundi, plusieurs médias britanniques ont d’abord affirmé, en citant une source proche du prince, qu’il serait hébergé au palais de Buckingham. Le palais a ensuite démenti, expliquant que Harry n’avait pas accepté assez tôt l’invitation à séjourner dans la résidence officielle du roi Charles III. Un porte-parole du prince a jugé "décevant" que cette invitation ait été "retirée à la dernière minute"

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