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Ukraine : le G7 affirme que le référendum en Crimée n'aura "aucune valeur juridique"

Les dirigeants des pays du G7 ont souligné que le référendum en Crimée sur le rattachement à la Russie n'aurait "aucune valeur juridique".

Des Cosaques devant le parlement régional de Crimée à Simféropol, en Ukraine, le 12 mars 2014.
Des Cosaques devant le parlement régional de Crimée à Simféropol, en Ukraine, le 12 mars 2014. Crédit : FILIPPO MONTEFORTE / AFP
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et AFP

A quatre jours du référendum organisé par les autorités séparatistes pro-russes en Crimée, sur le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie, les dirigeants des pays occidentaux du G7 ont affirmé ce mercredi 12 mars que le vote n'aurait "aucune valeur juridique".

"Etant donné le manque de préparation adéquate et la présence intimidante des troupes russes, ce serait également un processus entaché d'irrégularités qui n'aurait aucune force morale", ajoute le G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), auquel est associée l'Union européenne.

Les pays du G7 demandent à Moscou de cesser "immédiatement" son soutien à une telle initiative.

L'Ukraine prête à abandonner la Crimée


L'Ukraine, de son côté, n'interviendra pas dans la péninsule séparatiste de Crimée pour empêcher le référendum. Héritant d'une situation économique catastrophique, gouvernant dans l'urgence un pays qui n'a pas encore fait le deuil de la centaine de victimes de la répression de l'ancien pouvoir pro-russe de Viktor Ianoukovitch, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk devait être reçu ce mercredi à la Maison Blanche par Barack Obama à qui il va demander d'accroître la pression sur Moscou.

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Mais les déclarations du président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov à l'AFP semblent confirmer que Kiev s'est résigné à abandonner la Crimée à la Russie et s'inquiète désormais d'une éventuelle intrusion par la frontière de l'est, région où vivent de nombreux Ukrainiens d'origine russe.

"Nous ne pouvons pas nous engager dans une opération militaire en Crimée, ainsi nous dénuderions la frontière est et l'Ukraine ne serait pas protégée, les militaires russes comptent là-dessus", a déclaré Olexandre Tourtchinov, chef des armées ukrainiennes. "A la frontière est de l'Ukraine sont concentrées d'importantes unités de blindés", a-t-il ajouté.

Les services spéciaux ukrainiens ont par ailleurs affirmé avoir arrêté dans la région de Kherson, près de la Crimée, une "patrouille de reconnaissance de l'armée russe" venue espionner le déploiement des unités de l'armée ukrainienne.

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