1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Nucléaire iranien : Kerry et Fabius sur la même longueur d'onde
3 min de lecture

Nucléaire iranien : Kerry et Fabius sur la même longueur d'onde

Concernant le nucléaire iranien, John Kerry et Laurent Fabius assurent qu'il y a des "progrès mais qu'il reste des différences".

Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius lors d'une conférence de presse le 7 mars 2015 à Paris.
Le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius lors d'une conférence de presse le 7 mars 2015 à Paris.
Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

John Kerry a ce assuré samedi 7 mars partager la même analyse que son homologue français Laurent Fabius sur les négociations menées par Washington avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé. "Nous avons exactement la même analyse" que la France, à savoir que "nous avons fait des progrès mais qu'il reste des différences" avec les Iraniens, a déclaré le secrétaire d'État américain à des journalistes, après un entretien avec Laurent Fabius dont vingt minutes en tête-à-tête dans le bureau du ministre français.

"L'objectif des prochains jours" et "dans les semaines critiques à venir" est de supprimer ces divergences, a-t-il ajouté sans autre précision. S'exprimant devant la presse au côté de son homologue américain, le ministre français a de son côté affirmé : "Il y a des progrès dans certains domaines mais il y a aussi des divergences".

Des approches différentes entre Paris et Washington ?

Le ministre n'a pas précisé si ces divergences étaient avec les États-Unis ou s'il visait l'Iran. Elles "doivent être comblées" et "il y a encore du travail" à faire, a-t-il ajouté. Alors que certaines sources proches des négociations ont évoqué des approches différentes entre Paris et Washington, Laurent Fabius a réaffirmé que la France souhaitait "un accord solide". "Nous avons besoin d'un accord solide, non seulement pour nous, mais aussi pour l'ensemble de la région, pour la sécurité de la région, et y compris pour les Iraniens", a-t-il dit.

Vendredi, le ministre français avait évoqué implicitement à propos des "progrès à faire", le nombre de centrifugeuses iraniennes que Téhéran pourrait conserver, le "breakout time", c'est-à-dire le temps qu'il faudrait à l'Iran pour fabriquer une bombe et le contrôle à l'avenir de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur les stocks de combustible nucléaire iraniens.

À écouter aussi

Officiellement Paris assure qu'il "n'y a pas de divergence entre la France et les États-Unis" ni au sein du groupe international chargé de négocier avec Téhéran, "ni sur le rythme des négociations, ni sur leur contenu". Pour une source proche des négociations cependant, il y a cependant "désaccord" entre la France et les États-Unis qui poussent parfois de manière précipitée pour un accord avec Téhéran. In fine, il y aura une "décision politique" mais ce ne sera "pas un bon accord, moins que ce que veut la France", selon cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat. En 2013 déjà Paris s'était opposé à la conclusion d'un accord négocié entre Américains et Iraniens et avait obtenu de renforcer de manière substantielle un compromis sur la suite des négociations obtenu par la suite.

Nouvelles négociations le 15 mars

La rencontre de samedi, qui a été élargie dans l'après-midi au Britannique Philip Hammond, à l'Allemand Frank-Walter Steinmeier et au chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini vient clôturer une semaine de négociations sur le programme nucléaire iranien à Montreux (Suisse).

John Kerry y a rencontré à plusieurs reprises son homologue iranien Mohammad Jawad Zarif. Les négociations doivent reprendre le 15 mars, probablement à Genève. Elles sont censées aboutir à un règlement politique avant le 31 mars, alors que la finalisation des détails techniques est espérée d'ici le 1er juillet.

Des progrès réalisés entre les Américains et les Iraniens

Le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Allemagne) exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'empêcher Téhéran de rassembler suffisamment d'uranium enrichi pour pouvoir fabriquer un jour une bombe atomique. L'Iran revendique de son côté son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée totale des sanctions économiques occidentales.

Samedi, Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a souligné que des progrès avaient été réalisés avec la partie américaine lors des dernières négociations en Suisse. "Sur l'enrichissement et le réacteur à eau lourde d'Arak, nous avons fait de très bons pas. Nous avons réussi à répondre à leurs inquiétudes (...) en faisant des propositions techniques tout en défendant nos intérêts nationaux et notre industrie nucléaire. Nous avons mis fin aux impasses techniques", a-t-il affirmé à la télévision iranienne, sans autre précision. La question du nucléaire iranien oppose la communauté internationale et l'Iran depuis une douzaine d'années. Les négociations, relancées en novembre 2013, ont déjà été prolongées à deux reprises.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/