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"Quatre missiles balistiques" : les Gardiens de la Révolution affirment avoir visé le porte-avions américain Abraham Lincoln

Ciblé par les Gardiens de la révolution, le porte-avions américain Abraham Lincoln se trouve dans le Golfe. De son côté, le Pentagone assure que le porte-avions n'a pas été touché par des missiles iraniens.

Des personnes pleurent la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors d'une frappe conjointe des États-Unis et d'Israël, sur une place de Téhéran, le 1er mars 2026.

Crédit : ATTA KENARE / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré, ce dimanche 1er mars, avoir ciblé le porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le Golfe après que des frappes américaines et israéliennes ont tué le guide suprême du pays. "Le porte-avions américain Abraham Lincoln a été frappé par quatre missiles balistiques", ont affirmé les Gardiens dans un communiqué relayé par les médias locaux, avertissant que "la terre et la mer deviendront de plus en plus le cimetière des agresseurs terroristes". 

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De son côté, le Pentagone a affirmé que le porte-avions américain n'a pas été touché par des missiles iraniens. "Mensonge", a déclaré le Centcom sur X à propos des déclarations des Gardiens de la Révolution. "Les missiles lancés n'ont même pas réussi à s'approcher. Le Lincoln continue de lancer des aéronefs en soutien à la campagne sans relâche du Centcom pour défendre les Américains en éliminant les menaces venant du régime iranien", ajoute-t-il. 

"Mort à l'Amérique", "mort à Israël"

L'Iran a appelé à venger la mort du guide suprême, Ali Khamenei. En riposte à la campagne israélo-américaine sans précédent, lors de laquelle plusieurs hauts responsables iraniens ont péri samedi, la République islamique a lancé des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël. Le président, Masoud Pezeshkian, a déclaré que venger la mort du guide suprême était un "droit et un devoir légitime", fustigeant une "déclaration de guerre contre les musulmans"

Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens aux cris de "mort à l'Amérique", "mort à Israël", selon un journaliste de l'AFP sur place. Même slogans à Chiraz, la grande ville du sud, où une foule a appelé l'armée à "venger" la mort du guide suprême, selon l'agence de presse Tasnim.  

Dans la nuit, la nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l'Iran d'une main de fer durant près de 37 ans avait aussi été accueillie à Téhéran avec de la musique depuis des fenêtres et par des acclamations dans les rues, selon des vidéos vérifiées par l'AFP. "Nous sommes dans la rue et nous célébrons la nouvelle", a déclaré à un journaliste de l'AFP basé à Paris une habitante quadragénaire de Téhéran, tandis que des cris de joie étaient entendus en arrière-fond.  

Alors que les États-Unis et Israël ont dit qu'ils continueraient leurs frappes, plusieurs explosions ont été entendues dans la matinée dans la capitale, ont rapporté des journalistes de l'AFP, peu avant que l'armée israélienne dise frapper "au coeur de Téhéran". 

De nombreuses frappes menées par l'Iran

L'Iran a mené pour la deuxième journée consécutive des frappes sur les monarchies du Golfe, proches alliées des États-Unis, qui ont fait au moins deux morts aux Émirats arabes unis. Des journalistes de l'AFP ont entendu de nouvelles explosions à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ainsi qu'à Doha et à Manama. Oman, médiateur dans les négociations reprises début février entre l'Iran et les États-Unis, a été ciblé pour la première fois dimanche. 
L'armée iranienne a affirmé avoir visé "avec succès des bases américaines dans les pays du Golfe".  

Des journalistes de l'AFP et des habitants de Ryad ont entendu de fortes explosions dans l'est de la capitale saoudienne. Une source ayant requis l'anonymat a fait état de frappes sur l'aéroport de Ryad. Le conflit a entraîné l'annulation de plusieurs centaines de vols à travers le monde vers le Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis ont appelé dimanche l'Iran à revenir "à la raison".  

7 responsables iraniens tués

À Téhéran, la transition du pouvoir sera assurée par un triumvirat composé de Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d'Alireza Arafi, un haut dignitaire religieux, membre du Conseil des Gardiens de la Révolution, selon un média d'État.  En Irak voisin, des centaines de manifestants tentaient dimanche de prendre d'assaut la zone ultra-sécurisée de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, a constaté un journaliste de l'AFP. 
    
Outre Khamenei, sept hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême, et le chef d'état-major de l'armée, Abdolrahim Moussavi, ont été tués, a confirmé la télévision d'État iranienne. Israël s'est prévalu d'avoir tué dès son attaque initiale un total de 40 hauts-gradés dont Ali Khamenei.   

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