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Enquête, cellule d’écoute, suspensions… Les mesures du rectorat après l'altercation entre un professeur et des lycéens à Montpellier

Après une violente altercation entre un enseignant et plusieurs élèves dans un lycée de Montpellier, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, plusieurs mesures ont été annoncées. Une enquête a été ouverte et les protagonistes suspendus temporairement.

Le rectorat de l'Académie de Montpellier

Crédit : TassiloKubitz-Street view

Yasmine Boutaba

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La décision intervient après une altercation particulièrement violente, filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux. Dans la vidéo, un enseignant est photographié par un élève au lycée Jules Guesde. Ce dernier semble repousser le professeur, qui répond par une gifle. L'élève, aidé par un camarade, projette alors l’enseignant au sol, avant que plusieurs coups ne lui soient portés.

Face à ces faits violents, l’Académie de Montpellier a annoncé une série de mesures. Une "enquête flash" a d’abord été déclenchée, suivie d’une enquête administrative. "L'enquête administrative sera ouverte demain matin avec la présence de deux inspecteurs académiques qui mèneront des auditions (…) afin de rendre leurs conclusions dans une semaine", a indiqué le rectorat de Montpellier.

Une cellule d’écoute a également été mise en place, et des équipes du ministère ont été envoyées sur place pour soutenir les personnels du lycée.

Un syndicat justifie les faits par "le manque de moyens"

"Il y a de l’émotion et des questions qui se posent. (…) Nous n’avons que des éléments partiels sur la vidéo, parfois de mauvaise qualité, il a été extrêmement important de diligenter une enquête, pour faire la lumière sur les faits, sachant que toute violence est inacceptable", a déclaré Aymeric Meiss, directeur académique de l’Hérault au micro de M6.

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Contacté par M6, l’enseignant, lui, n’a pas souhaité s’exprimer, mais a indiqué avoir porté plainte pour le vol de son téléphone durant les violences. Pour justifier la gifle, son syndicat évoque "le manque de moyens" et "la difficulté à gérer seul ce type de situations tendues".

Une position relayée par Karim el Ouardi, président du syndicat national des lycées et des collèges (Snalc 34) : "Ce n’est pas un événement parce que ça fait des mois qu’on alerte sur la dégradation des conditions de travail dans cet établissement, et des incivilités galopantes, donc moi je me réjouis qu’il y ait une enquête qui soit diligentée rapidement et que les acteurs soient strictement sanctionnés".

Dans l’attente des conclusions, les deux élèves identifiés ainsi que l’enseignant ont été temporairement suspendus de l’établissement, le temps d’établir les responsabilités de chacun. 

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